Source : "La Révolution Française 1789-1799". Jean-Marc Schiappa-Paris 2005-Ed.Flammarion.


La Convention Nationale par ses institutions, invente le rêve et par ses actes tyranniques fabrique le cauchemar.
3 actions doivent la terrasser à sa naissance.
  • la guerre à l'extérieur et à l'intérieur du royaume.
  • les rivalités des députés.
  • la connivence de Louis XVI.
Le tocsin sonne dans la nuit du 9 au 10 aout 1792 et invite les Parisiens à marcher vers les Tuileries avec les fédérés.
Les gardes Suisses ouvrent le feu sur les insurgés qui assiègent le palais.
Le roi se réfugie à l'Assemblée et ordonne à 10 heures, le cessez-le-feu, mais l'Assemblée ne vote pas la suspension du roi.
Le 10 août 1792, le mouvement d'insurrection prend cette date en référence pour 2 actes qui donne naisssance à la république et décide la chute de la royauté et le changement de régime.
Le Nouveau régime va surplanter l'Ancien régime.

Son existance :
Le 20 septembre 1792, la Convention Nationale née au suffrage universel dans un climat de guerre et du non respect des droits et devoirs de la constitution de 1789.
Entre droit d'abstention de vote, d'incertitude, de pression majoritaire bourgeoise et d'impulsion des magistrats jacobins,
749 députés conventionnels élus sont divisés sur leur choix politique pour garantir son existence.
  • Philippe Rühl agé de 65 ans 6 mois et 17 jours est nommé le doyen des 371 députés présents
  • Jérôme Pétion-Villeneuve (avocat de Chartres) agé de 36 ans est élu 1er président de la Convention Nationale du 20 septembre 1792 au 04 octobre 1792.

  • La Convention Nationale est-elle capable de mener une politique cohérente, de résoudre les difficultés du moment ?
    La famine ? La faillite ? La guerre à mener ? Quel nouveau régime installer ? Que faire du roi ?
    La Convention Nationale s'installe dans le manège des Tuileries.
    Le 09 et 10 mai 1793, son déplacement à lieu au cœur des Tuileries dans la salle plus grande des Spectacles ou des machines, surnommée Palais National où elle y demeure jusqu'à sa fin.
  • A gauche, les montagnards, les plus radicaux sur les bancs les plus élevés, élus à Paris, ils sont convaincus d'alliance avec le peuple.
  • Au centre, la plaine aux premiers rangs, fourbe, manipulateur, défenseur des instututions. Ils prennent une part décisive dans le conflit opposant les 2 tendances.
  • A droite, les girondins, ils sont obsédés par la crainte de la menace du peuple et de la défense des valeurs de la propriété. Le lendemain, à la première séance du 21 septembre 1792, la Convention Nationale unanime sur proposition de Jean-Marie Collot-Herbois et Henri Grégoire décide le vote du 1er décret que la royauté est abolie en France.
    2 jours après sa création, Jacques Billaud-Varenne dépose le décret 22-9 qui approuve de dater les actes publics de l'An I de la République.
    Le 25 septembre 1792, sur proposition de Georges Couthon le décret 25-9 décide que la république française est une et indivisible.
    Par décret 10-10, la Convention Nationale bannit les titres Monsieur, Madame et les remplacent par les termes Citoyen et Citoyenne.
    Le fantastique et fabuleux 1er référendum plébiscite une nation de 27 millions d'habitants sans les moyens actuels de déplacement et de contrôle des votes.
    Son critère de sélection de vote est injuste mais c'est le 1er référendum au suffrage universel qui représente 7,30 millions d'électeurs.
    Le principe du suffrage universel est masculin, il faut avoir 21 ans, seulement 4,3 millions remplissent les conditions d'actifs votants domiciliés depuis 1 an et ayant des revenus contre 3 millions de citoyens passifs domestiques et d'hommes sans revenus n'intègrent pas ces conditions.
    Les circonstances dramatiques de l'élection font que 630 000 votants déterminés se déplacent sur 4,3 millions d'actifs soit 59 % d'abstentions.
    Les élus bourgeois de la Convention Nationale sont des fervents de la révolution.
    1/3 des élus sont des fonctionnaires de justice et des magistrats qui en trois ans de vie de la Convention Nationale vont écrire 3 constitutions. Aucun peuple au monde ne fait pas mieux
    La constitution de 1793 n'est pas appliquée mais le combat révolutionnaire ne l'a jamais oubliée.
    Ses dispositions alimentent le débat politique par sa démocratie, son droit d'égalité et son bonheur commun non réalisé.
    La constitution de 1793 instaure un état de rêve obsessionnel, une utopie hallucinatoire où la nation dans un bonheur d'égalité et de démocratie règne en paix
    • sans roi,
    • sans crise de subsistance,
    • sans chômage,
    • sans racisme.
    Cette vision d'esprit d'une nation est une illusion, un mirage, un fantasme, une divagation de la dure réalité.
    Le vote de la mort de Louis XVI, la guerre aux frontières, la disette et les déficits financiers ramènent chaque jour le citoyen à se mettre en cause.
    Le souci d'exalter les vertus démocratiques nourrissent la passion égalitaire avec le respect d'autrui qui sont les fondations de l'humanité.

    La Convention Nationale partage 3 périodes de son existence.
  • Du 20 septembre 1792 au 31 mai 1793 la jeunesse girondine.
    Partage des biens communaux. Séparation de l'Assemblée Législative. Abolition de la royauté. An I de la république. Conquête de la Belgique. Exécution de Louis XVI. Les enjeux de guerre contre l'Angleterre, la Hollande et l'Espagne. Levée de 300 000 hommes.
  • Du 01 juin 1793 au 27 juillet 1794 la majorité montagnarde.
    Vote de la Constitution. Abolition des droits féodaux. Les échecs de la terreur. Loi des suspects. Instauration du Maximum. Exécution de Marie-Antoinette. Exécution des Herbistes. Guerre en Vendée. Abolition de l'esclavage. Exécution des Dantonistes. Elimination de Robespierre.
  • Du 28 juillet 1794 au 26 octobre 1795 la vieillesse thermidorienne.
    Libération des suspects. Fermeture du club des Jacobins. Abolition du Maximum. Suppression du tribunal révolutionnaire. Proclamation de la Constitution de l'An III. Tentative d'insurrection royaliste. Séparation de la Convention Nationale.


  • Son fonctionnement:
    L'absence d'un dirigeant, la volonté de supprimer la Convention Nationale fait qu'elle succombe aux 2 attaques,
    • des montagnards le 20 mai 1795-1er prairial An III
    • des royalistes le 05 octobre 1795-13 vendémiaire An IV
    Elle meurt le 26 octobre 1795.
    Charles-François Génissieu élu le 9 octobre 1795 est le dernier président de la Convention Nationale.

    Son œuvre est envisagée selon 2 perspectives :
  • celle éphémère de la législation de circonstance, édifiée au jour le jour pour faire fece à l'évenement.
  • celle durable qui représente l'appareil fondamental parvenue en héritage jusqu'à nous.
  • Fin de l'ancien régime monarchique. Egalité reconnu devant l'impôt. Garantir les 3 principes de la république : Liberté-Egalité-Fraternité. L'instruction publique aux communes de 1 000 habitants. Obligation et gratuité scolaire des enfants de 6 à 8 ans. Organiser l'enseignement secondaire. Etablir une école centrale pour 3 000 habitants. Créer l'Ecole Centrale des Bâtiments Publics qui devient l'Ecole Polytechnique. Organiser les écoles de Santé Publique, celles des sourds et malentendants, des Artilleurs, de la Marine, de la Géographie, des Ponts et Chaussées, des Mines, d'Ingénieurs de navigation et de vaisseaux. Instituer 7 fêtes nationales annuelles dans son calendrier. Fixer un système de poids et de mesure. Créer les conservatoires de musique. Séparer l'Eglise de l'Etat. Règlementer l'exercice du culte. Donner le droit civique aux juifs Sephardims et Ashkénases comme citoyens. Dresser la tenue d'un Etat-Civil par les municipalités. Régler la police des communes. Etablir les gardes champêtres. Nommer le Franc comme unité monétaire. Organiser les établissements bancaires et les hôtels des monnaies. Fixer les règles de la comptabilité. Les lois des Assignats. Supprimer le Maximum. Décréter le code hypothécaire. Organiser le tribunal de cassation. Décréter le barème des délits et des peines.
    A sa mort, le 4 brumaire An IV, les idées et les décrets novateurs refusés et rejetés durant son existence sont acceptés comme des innovations du Directoire.
    La Convention Nationale, un évènement mortel s'achève et son héritage est un légue pour la postérité.

    Lisabuzz.com Parle de 1793-1795 GUERRE DE LA CONVENTION CONTRE L'ESPAGNE :

    N'y allons pas par quatre chemins, 1793-1795 GUERRE DE LA CONVENTION CONTRE L ESPAGNE est proprement hallucinant.
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