Sources: "historia del pensamiento político catalán 1793-1795" par Ángel Ossorio-1977-Ediciones Grijalbo-México.
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Quelle est la situation militaire début 1794 ?
Jacques Dugommier le nouveau général en chef arrive de Toulon fin décembre 1793 avec la moitié de l'Armée d'Italie en renfort.
Il prend le commandement laissé le 8 janvier 1794 par le général en chef François Doppet malade.
L'effectif militaire entre les 2 pays s'est inversé :
6 fantassins français combattent contre 1 soldat espagnol.
Antonio Ricardos voit ses troupes attaquer avec moins d'ardeur, il se plaint de la désobéissance, des désertions, des débandades fréquentes.
Le commandant en chef de l'Armée de Catalogne gravement malade, dénonce l'ignorance et la négligence de ses officiers supérieurs, il déplore les vices du système d'administration de l'Espagne qui lui a refusé sa demande de retour de ses troupes au pays.
La terrible nouvelle tombe le 13 mars 1794.
La mort à Madrid d'Antonio Ricardos.
Suivant les dernières volontés d'Antonio Ricardos, le roi Carlos IV et son ministre Manuel Godoy nomment à sa succession le général irlandais Alejandro O'Reilly comme 2ème commandant en chef de l'Armée de Catalogne.
A peine désigné Alejandro O'Reilly se dirige sur le front de guerre quand il atteint par de violentes coliques, il meurt en chemin, le 16 avril 1794.
2 jours après son décès, un nouvel événement affecte l'Armée des Pyrénées-Orientales, la mort à Puigcerdá du commandant en chef Luc-Siméon, Auguste Dagobert atteint par une épidémie de fièvre qui rend malade Juan Curten et François Amédée Doppet.
Fort de la volonté et la faveur du roi Carlos IV, devant l'appui de Manuel Godoy, Lluis Firmin Carvajal, comte De La Union accepte la promotion de commandant en chef de l'Armée de Catalogne.
Le village du Boulou n'a connu qu'une seule bataille : celle du 13 au 15 octobre 1793, une victoire espagnole.
Un élément important omis dans la disposition de la bataille du Boulou de 1794 est le renfort des 2 divisions portugaises débarquées le 09 novembre 1793 intégrées dans le contingent espagnol.
Où sont-elles ?
Les 2 régiments portugais de Péniche et de Cascais aux ordres de Gomes Freire De Andrade renforcent la division de droite aux ordres de Joseph Moncada prince de Monforté.
La 2ème division portugaise aux ordres de Joao Forbes-Skelater est cantonnée dans les places au cœur du massif du Vallespir de fort les Bains et de fort Lagarde à Prats-de-Mollo.
Trop de témoignages relèvent les détails occasionnés par l'amalgame des 6 batailles qui se sont déroulées en moins d'un an, 348 jours sur la plaine du Boulou.
  1. La bataille de Céret du 16 au 20 avril 1793 = victoire espagnole d'occupation.
  2. La bataille de Céret le 26 novembre 1793 = 26 jours après (victoire espagnole).
  3. La bataille du Boulou du 13 au 31 octobre 1793 = 176 jours après (victoire espagnole).
  4. La bataille de Villelongue dels Monts 06-07 décembre 1793 = 11 jours après (victoire espagnole).
  5. La bataille de Villelongue dels Monts le 23 décembre 1793 = 17 jours après (victoire française).
  6. La bataille du Boulou du 27 avril au 01 mai 1794 = 118 jours après (victoire française).
La bataille inscrite sur l'arc de Triomphe est enregistrée sous son code militaire "Boulou" mais elle porte plusieurs noms dans les récits historiques :
Bataille des Albères, bataille d'Oms, bataille de Montesquieu.
Cette bataille se déroule sur le massif des Albères entre les 2 fermes des Trompettes "Trompeta Baixa", "Trompeta Alta" et le village de Montesquieu.
Le plan stratégique sur une carte est simple, il représente un grand V inversé.
La condition essentielle est d'obliger l'armée espagnole à repasser par le col du Portell au Sud pour cela elle doit bivouaquer sur la rive droite du Tech par le blocage du pont de Céret et par la possession des 3 gués :
  • de Brouilla,
  • d'Ortaffa
  • de Sant Joan.

  • Les troupes espagnoles sont enfermées dans un gigantesque entonnoir dont les parois Est et Ouest sont les hautes montagnes des Albères,
    l'ouverture de l'entonnoir au Nord est la rive droite de la rivière Tech.
    Les eaux profondes provoquées par la fonte des neiges rendent impraticables la traversée de la rivière sauf au pont de Céret et aux 3 gués.
    L'embout de l'entonnoir situé au Sud est formé par la rivière de Maureillas qui débouche au col du Portell sur le versant espagnol.
    Sur quelle rive de la rivière Tech se déroulent les combats ?
    La rivière Tech prend sa source au Pic de Costabonne à l'Ouest, elle s'écoule en se dirigeant vers l'Est pour se jeter dans la méditerranée près du village d'Argelès.
    Sur la rive gauche du Tech, le village du Boulou.
    En 1794, le village d'el Volo en catalan est un relais de poste sur l'unique principale route royale fréquentée par le passage obligé des charrettes, des calèches, des cavaliers qui se dirigent vers l'Espagne et qui traversent au gué du "Pilar" la rive droite du Tech pour rejoindre la rive gauche des Albères où la route grimpe au col de Panissas proche du Perthus.
    Le massif des Albères est cette barrière naturelle montagneuse qui sépare l'Espagne et la France.
    Une succession de pics et de cols compris entre 600 m et 1 200 m de haut qui forme une dentelle rocheuse en continuation du massif du Vallespir à l'Ouest du Roc de France qui se termine à l'Est en plongeant dans la mer.
    Sur la rive droite du Tech, le village de Céret.
    En 1794, Céret au pied du pic Fontfrède, la commune est protégée par une haute muraille de pierre flanquée de tours qui entoure les rues étroites.
    Céret, c'est l'unique pont qui traverse le Tech, un lieu stratégique, une prouesse d'architecture avec son arche d'une ouverture de 45 m enjambe la rivière sur 22 m de haut.
    Face à Céret, le sentier escarpé grimpe au col du village de Llauro, il traverse une forêt dense de mimosas et de chênes-lièges jusqu'à la confrérie des capucins de l'ermitage Saint Ferréol.
    A l'Ouest, le ruisseau de Nogarède et à Reynés, la passerelle en bois "del punt vell" qui relie à l'autre rive le bourg San Pau est complètement détruite en 1794 à la suite du virulent cataclysme et des folles crues de début novembre 1793.
    Cette terrible catastrophe a causé d'importants dégâts attribués à la ruine d'un département en guerre.
    Quelle stratégie le Q.G. Français a mis en place ?
    Par ses espions Jacques Dugommier connait la faiblesse de Lluis Fermin Carvajal, jésuite, dévot, croyant quand il se recueille au sein de l'ermitage Saint Ferréol en face de son Q. G. au village de Céret.
    L'Etat-Major Français profite de l'affection démesurée que porte le comte De La Union à l'ermitage Saint Ferréol depuis sa possession le 20 avril 1793.
    Lluis Fermin de Carvajal présente son armée sur la défensive du pont de Céret contrairement au village du Boulou qui bloque au Nord, la route principale de la citadelle de Perpignan.
    L'objectif français est la persuasion par le comte De La Union d'une attaque contre son Q. G. à Céret et qu'il déplace en renfort les troupes d'élites de la redoutable division du centre affaiblissant alors les redoutes situées aux hameaux des Trompettes et celles du village de Montesquieu.
    Le 27 mars 1794 à 4 h, l'Armée des Pyrénées-Orientales sort de son Q. G. d'hiver à Pollestres proche du bourg de Nils se positionne à Banyuls-dels-Aspres avec l'imposante troupe de réserve formée de 11 bataillons et 550 cavaliers.
    Cette haute position choisit par le chef de génie Antoine-Victor Andréossy 47 ans, originaire de l'Aude. Il dirige les travaux de la création du camp de l'Union en avril 1793. Jacques Dugommier lui témoigne sa confiance quand ils partent ensemble à Leucate et à Agde armer la défense de la côte.
    Antoine Victor Andréossy est aidé dans cette tache par Fournier-Verrières, le chef du génie qui entretient la citadelle de Perpignan.
    Cette position offre un double avantage, resserrer leur ligne pour la réception des subsistances par les fourgons et s'approcher de l'ennemi.
    L'E.M. a mis des moyens de transport considérables :
    1.000 mules, 650 charrettes, 80 charrettes de réquisition, 6 divisions d'ambulanciers dressent 20 000 tentes pour soigner les blessés et prévoient 12 voitures suspendues, 70 caissons d'ambulance, 18 civières prêtes à faire le lien entre le front et les hôpitaux.
    Quels en sont les protagonistes ?
  • Jean Favre comte De La Martillière 62 ans, commandant de l'artillerie parle à Dugommier de ses souvenirs de la Guadeloupe où il a passé 4 années de 1764 à 1768.
    Inspecteur de la fonderie royale de Douai. Colonel en octobre 1792, il est promu général de brigade. Il décide de la résistance lors de la bataille de Perpignan et reçoit les éloges écrites du commandant en chef De Flers. A Peyrestortes, il emmène et place les batteries d'artillerie. Il est modeste, aimé pour ses qualités et ses vertus.

  • Le commandant d'artillerie a dressé au village de Tresserre une batterie de 3 canons de 24 qui peuvent tirer sur la métairie de la Trompette-Basse.
    Les cavaliers sont situés à Ponteilla. La cavalerie est commandée par 2 généraux:
  • André De La Barre 45 ans, dit Pioche. Né au fort du Missouri où son père est gouverneur, lieutenant colonel du 15ème régiment de dragons.
    Colonel en 1791, il obtient le grade de général de brigade dans l'armée d'Italie. Il vient en renfort de Toulon avec Dugommier.
    Gentilhomme et noble normand, il ne fait pas de mystère de sa noblesse puisqu' il est inscrit en juillet 1792 sur la liste des émigrés de la Seine-Inférieure.
    Sa haute taille, sa bonté, sa bravoure, son ardeur qu'il impose à ses troupes le rendent populaire. Ses manières et sa politesse font que les officiers l'apprécient.
  • Jean Dugua 45 ans, né dans les Hautes-Alpes. A l'aile droite avec ses artilleurs durant la bataille de Perpignan.
    Chef d'Etat-Major de Dugommier à Toulon.
    Après la reprise de Toulon, il commande la légion des Allobroges et accompagne les renforts destinés à l'armée des Pyrénées-Orientales.
    Envieux de l'avancement obtenu par le général en chef Dugommier, il critique ses opérations.
    Il commande la cavalerie de division droite puis toute la cavalerie.
    Il se vante d'avoir obtenu par les combats, le grade de général de brigade et de division.
    Il est uni à Pérignon qui lui témoigne sa valeur, apprécie son talent, son expérience et sa grande fermeté jointe à l'esprit de conciliation.
    La division du centre aux ordres de Catherine-Dominique Pérignon
    Catherine-Dominique Pérignon 40 ans, né à Grenade. Sous-lieutenant des grenadiers royaux du Quercy.
    Lieutenant-colonel de la légion des Pyrénées formée le 16 septembre 1792 démontre sa bravoure à la défense du camp de l'Union, face à Perpignan.
    A Peyrestortes, il ramène sa légion au combat, se joint sur le plateau aux artilleurs du régiment de Champagne.
    A Trouillas, Catherine Pérignon est sous les ordres du commandant en chef Daoust et il commande la division du centre.
    A la bataille du Boulou sous les ordres de Turreau, il dirige la division de gauche face à l'ermitage Saint-Luc.
    Turreau le juge patriote et Bouchotte le nomme général de division.
    Le 21 décembre 1793 pour la reprise de Villelongue dels Monts, il est a la tête de la brigade de l'arrière-garde, il affronte la division Portugaise fonce sur la droite et il couvre la retraite des troupes françaises.
    La division du centre compte 10 750 fantassins située en avant du village de Bages aux ruines du château de Réart, sur le large plateau face à Banyuls-dels-Aspres bloque le passage des 2 gués de Brouilla et d'Ortaffa sur le Tech.
    9 000 recrues placées à l'arrière sur la défensive présentent l'aspect d'une masse face à l'ennemi.
    18 000 autres reçoivent un fusil de calibre 18 et agissent offensivement en première ligne.
    Quels sont les chefs de brigades formant cette division ?
  • Joseph Martin 41 ans, né en Haute-Garonne. Membre du Conseil des 500 Cents et préfet du département des Pyrénées-Orientales.

  • François Point 35 ans, né dans la Drome. Adjudant de cavalerie dans le Royal-Champagne, chef du 2e bataillon du Mont-Blanc. Général de brigade en octobre 1793.

  • Bertrand Clauzel 22 ans, sous-lieutenant d'infanterie, capitaine de cavalerie dans la légion des Pyrénées. Son oncle est le conventionnel, adjudant-général chef de brigade le trouve excellent.

  • Pierre Grézieu 39 ans, lieutenant-colonel comme Pérignon de la légion des Pyrénées, est l'ami inséparable de Pérignon qui l'emmène dans son ambassade d'Espagne. Général de brigade le 22 décembre 1793, il refuse le grade de général de division.

  • François De Quesnel 29 ans, chef de bataillon le 15 mai 1793 puis chef de brigade le 30 septembre 1793 à la défaite du Boulou où il se situe dans la batterie de Sangli par Turreau qui loue son zèle, ses talents d'officier.

  • Jean-Baptiste Bessières 26 ans, adjudant dans la cavalerie de la légion des Pyrénées, capitaine des grenadiers de la garde nationale de Pravssac, sa ville natale.
    Le 10 août 1792, il marche contre les Tuileries avec le bataillon de la fontaine de Grenelle.
    Se signale par ses motions à la Société Populaire d'Auch et s'attire la haine de Ramel, son chef d'escadron.
    Il est promu lieutenant puis capitaine de 22 ème cavalerie légère de la légion et des chasseurs. Il est adjoint de l'adjudant-général Quesnel.

  • Pierre Banel 28 ans, né à Lectoure(Gers). Sergent au régiment de Vintimille. En 1792, il est nommé adjudant chef au 2ème bataillon des volontaires du Gers.
    En 1793, promu chef de bataillon des volontaires de l'Aude au combat d'Orles.
    Chef de brigade à la bataille de Peyrestortes. Il participe à la tête de l'avant-garde à la reprise de Villelongue dels Monts.

  • Jean Lannes 25 ans, né à Lectoure (Gers). En 1792, sous-lieutenant des grenadiers du 2eme bataillon du Gers.
    A la bataille de Peyrestortes il est promu lieutenant puis capitaine par son ami Turreau le 31 octobre 1793.
    Sous les ordres du commandant en chef Daoust et des officiers Laterrade et Garin, il rallie ses artilleurs du Gers.
    Il est nommé 7 jours plus tard chef de brigade. Le 07 décembre 1793 blessé dans aux combats de Villelongue.
    Le 19 décembre 1793, il prend le commandement de l'avant-garde pour reconquérir Villelongue dels Monts.

  • Etienne Charlet 38 ans, né à Dijon (Bourgogne). En 1782, sergent au régiment de Penthièvre.
    Capitaine dans la légion des Pyrénées. En 1793 il est nommé général de division pour ses talents et son expérience. Antoine De Cosson 28 ans, né en Gironde. Aide de camp du commandant en chef De Flers, le 11 juin 1793.
    Le 10 septembre 1793 il est nommé adjudant-général chef de brigade d'infanterie et de la cavalerie.

  • Guillaume Mirabel 50 ans, né à Fitou, l'informateur de Bouchotte. Peseur au bureau des douanes d'Agde.
    Le général "moustachu" sert 4 ans au régiment des dragons de Languedoc.
    En 1793, nommé lieutenant instructeur de la cavalerie du Gard et de l'Hérault, puis capitaine instructeur de la cavalerie et de l'artillerie légère.
    Le 23 décembre 1793, Bouchotte lui envoie le brevet de général pour commander les lanceurs à cheval.

  • Joseph De Lagrange 31 ans, maire en 1791 de Lectoure (Gers). Capitaine du 2ème bataillon des volontaires du Gers.
    A la tête du 1er bataillon de grenadiers. En 1793 est nommé chef de brigade, un officier brillant.

  • Jean-François Noguès 25 ans. Capitaine au 2ème bataillon des grenadiers de Hautes-Pyrénées. Nommé le 03 octobre 1793, chef de bataillon pour sa défense à la bataille de Peyrestortes.

  • La division de droite aux ordres de Charles-Pierre Augereau.
    L'adjudant-général Charles-Pierre Augereau 37 ans, il est l'ami de Turreau, chef d'escadron dans l'Armée de Vendée avec lui.
    Turreau l'emmène le 13 septembre 1793 dans les Pyrénées-Orientales et dès son arrivé, le nomme chef de brigade le 27 septembre 1793.
    Le conventionnel Sergent connait son beau-frère Marceau qui le recommande à Bouchotte.
    Bouchotte lui fait sauter le grade de général de brigade et le nomme directement général de division le 23 décembre 1793.
    Charles Augereau transmet souvent des informations à Bouchotte.
    Dugommier a une grande confiance à Charles Augereau. Il le préfère aux généraux Pérignon et Sauret par son audace et sa vigueur.
    La division de droite sous ses ordres est composée de 10 750 fantassins situés au pied du massif des Aspres.
    A la droite du village de Fourques, elle forme une ligne de front avec ses avant-postes qui s'appuient sur les 2 villages de Passa et de Villemolaque.
    Quels sont les chefs de brigade sous ses ordres ?
  • Jean Davin 45 ans, originaire des Hautes-Alpes, sergent-major du 4ème régiment d'artillerie, commande devant Lyon avec le 3ème de la Drôme.

  • Jean-joseph Guieu 36 ans, originaire des Hautes-Alpes. En 1791 capitaine au 7ème régiment d'artillerie.
    En 1792, il est nommé lieutenant-colonel du 1er bataillon des Hautes-Alpes puis chef de brigade le 04 octobre 1793.
    Le 25 décembre 1793, il est nommé général de brigade par Pérignon.

  • Louis-André Bon 36 ans, né à Romans. En 1792, il est promu chef du 1er bataillon des grenadiers de la Drôme.
    Il est placé par Dugommier à la tète du 4ème bataillon de chasseurs.

  • Jean-Gilles Robert 39 ans, il est un des gardes vainqueurs à la Bastille, adjudant-général fin 1791, puis général de brigade.
    Augereau dit qu'il est patriote et courageux.

  • Claude Perrin dit Victor 30 ans, né à Lamarche (Vosges). Adjudant du 3 ème bataillon de la Drome.
    Le 02 octobre 1793 adjudant général chef de brigade prend le mont Faron à Toulon. Venu avec Dugommier, il commande la réserve.

  • Martial Beyrand 26 ans, né à Limoges, soldat de Bassigny et de Touraine. Capitaine au 2e bataillon de la Vienne.
    Augereau le nomme général le 20 novembre 1794.

  • Elie Papin 23 ans, né à Bordeaux. En octobre 1792, lieutenant-colonel du 8ème du bataillon des volontaires de la Gironde.
    Il dirige l'expédition aux ordres de Doppet qui détruit les portes et brule la ville de Ripoll.
    Nommé adjudant-général, il refuse le grade de général de brigade.
    Royaliste de cœur, il conspire après la paix et il est condamné à mort. Papin se réfugie en Amérique. Louis XVIII le nomme maréchal de camp.

  • Léonard Duphot 25 ans, né à Lyon. Adjudant-major au 1er bataillon du Cantal, puis adjudant-général au régiment de Vermandois.
    Saute le premier à la bataille du 20 novembre 1794 dans la redoute de Notre-Dame del Roure.

  • Joseph comte De Dessaix 30 ans, né à Thonon, surnommé le Bayard de la Savoie.
    Chef de la légion allobroge il est blessé devant Toulon, lorsqu'il essaye de prendre l'Éguillette.
    Se situe au bourg d'Oms.

  • Louis De Le Moyne dit Lemoine 40 ans, né à Saumur. Chef du 1er bataillon de Mayenne-et-Loire.
    Il est nommé général de brigade le 01 septembre 1793 par Bouchotte pour sa conduite au siège de Lyon.
    Fin octobre 1793, après la défaite de la bataille du Boulou, il quitte les Pyrénées-Orientales pour aller se soigner à Saumur et respirer l'air natal.

  • La division de gauche aux ordres de Pierre Sauret.
    Pierre-François Sauret 52 ans, né à Gannat (Allier) estimé par Bouchotte et par Turreau de la meilleure réputation.
    Sous-lieutenant du régiment de Champagne, le 20 avril 1793 à Céret, il ordonne à ses hommes la retraite par la route du Boulou.
    Le 19 mai 1793, battu à la bataille du Mas-Deu, sa conduite ferme et courageuse lui fait obtenir le grade de chef de brigade.
    A la bataille du Boulou le 21 octobre 1793 sous les ordres de Turreau, au Pla del Rey il fait face à la division du marquis De Las Amarillas.
    Blessé à la jambe gauche, il dirige la 2ème division durant les combats pour la reprise du village Villelongue Dels Monts.
    La division de gauche sous ses ordres compte 5 800 fantassins est défendue par 2 batteries.
  • La 1ère batterie couvre la plaine alluviale à partir du village d'Elne, de Saint-Cyprien et de Montescot.
  • La 2ème sur les hauteurs du village d'Ortaffa couvre l'avant du camp et se rattache par le campement de Bages à la 1ère batterie.

  • Quelles sont les brigades qu'il emmène avec lui ?
  • François-Gilles baron Guillot 35 ans, né à Angers. En 1780, sergent au régiment du Maine.
    En 1792 capitaine au siège de Toulon dans l’Armée d’Italie où il est nommé chef de brigade le 3 novembre 1793 puis général de brigade le 20 décembre 1793.

  • Jean-Jacques Causse 43 ans, originaire de l'Hérault, sergent-major au régiment de Boulonnais.
    Il est promu lieutenant, adjudant-major puis lieutenant-colonel dans le 1er bataillon du Mont-Blanc.

  • Jean-François Micas 45 ans, né à Saint-Girons (Ariège). En mars 1792, sous-lieutenant du 53ème régiment d’infanterie.
    Chef de bataillon dans l'Armée d'Italie en février 1793 puis chef de brigade le 21 août 1793.
    A Toulon, général de brigade le 17 décembre 1793, il remporte la victoire du Faron.

  • Théodore Chabert 36 ans, né à Villefranche/Saône. Chef du 4ème bataillon des grenadiers de Villefranche, il se signale au siège de Lyon.
    Il se distingue devant les forts de Saint-Elme et de Collioure.

  • Louis-François Le Pelletier De Glatigny 48 ans, né à Compiègne (Oise). Capitaine de grenadiers au régiment du Maine.
    Il est nommé général par Dugommier.

  • Antoine De Rougé 31 ans, baron originaire de Saint Dominique. Lieutenant-colonel du 7ème bataillon de la Haute-Garonne, dirige les chasseurs de la division du centre.
    Il est nommé général fin 1795 pour sa bravoure et ses talents.

  • Hyacinthe François Despinoy 30 ans, né à Valenciennes. Capitaine du 91ème régiment.
    Il est nommé adjudant-général chef de bataillon puis chef de brigade le 21 décembre 1793 durant le siège de Toulon où il est blessé.
    Dugommier lui décerne le grade de général. Au siège de Collioure, il remplit la fonction de chef d'Etat-Major et c'est lui qui propose et qui règle les articles de la capitulation du port.

  • Jacques Destaing 30 ans, neveu de Delzons procureur de sa ville natale Aurillac. Nommé le 07 juillet 1792, lieutenant dans le régiment 1er du Cantal.
    Il est promu le 22 février 1794 par son compatriote Milhaud adjudant-général chef de brigade. Jacques Destaing se distingue au siège du fort Saint-Elme où il est blessé au poignet par un éclat d'obus, il refuse de quitter le combat.
    Lamer n'aime pas Jacques Destaing, il ne lui reconnait aucun talent, aucune moralité.

  • Le 27 avril 1794 à 4 h du matin Charles-Pierre Augereau reçoit l'ordre de prendre possession des bourgs de Taillet, de Llauro et d'Oms et de mettre en place le dispositif d'harcèlement par sa division, les attaques simulées et répétées sur la colline où se dresse l'ermitage Saint Ferréol.
    En 1794, le bourg d'Oms compte 88 habitants regroupés autour de leur église Sant Joan et des ruines du rempart de son château.
    A 480 m de haut, le village se détache sur la rive gauche du Tech, la commune porte le nom du seigneur Arnald Oms, chevalier de Charlemagne propriétaire à la création du territoire, met à l'abri d'une protection naturelle le village au cœur du massif des Aspres à 8 km le Q. G. de Céret propose une base opérationnelle constituée par 3 pitons :
  • Au Sud, l'En Françou ou Butte-Verte,
  • face à Céret, la colline du Mouscaillou où est située l'ermitage de saint Ferréol,
  • la Calcina (426 m)au dessus du village de Llauro
  • et par un réseau de ravins formé par 5 torrents :
    La Canterrane, le Montauriol, la Palmèrat, l'Ille, l'Aigues qui offrent par ses vallons une bonne protection.
    Dés la prise de leur position au sommet de la Butte-Verte et sur le flanc où est construit l'ermitage Saint Ferréol, 500 somatents requis creusent des tranchées et construisent des redoutes pour positionner leur artillerie.
    Les renseignements sur les manœuvres sont transmis au comte De La Union qui présume que les brigades veulent le combattre sur son aile de gauche.
    Le commandant en chef s'empresse d'étendre sa division et il engage 2 colonnes qui grimpent au mont Riorol sur chaque berge du ruisseau Riucerda.
    La colonne de gauche formée par 2 bataillons des gardes Wallonnes atteint la redoute de la Palméra et elle construit une nouvelle redoute de 6 canons au Sud-Ouest de l'ermitage Saint-Ferréol.
    La colonne de droite gravit les ravins du ruisseau Riorol et oblige les brigades de Charles Augereau à se retirer des combats.
    Le lendemain 28 avril 1794, la division de droite de Charles-Pierre Augereau revient à la charge par d'intenses combats d'artilleurs.
    Le comte De La Union évacue ses brigades des ravins du piton Riorol et renforce les redoutes du piton de la Palméra par de 2 bataillons d'artilleurs.
    La brigade Joseph-Marie Dessaix avec 1 300 fantassins de la légion des Allobroges s'emparent des redoutes de la Palméra et force les artilleurs espagnols à se retirer du piton et à descendre sur la rive du Tech.
    Le comte De La Union juge bénéfique d'attaquer.
    Il lance sa division de gauche aux ordres de Pedro Mandinueta avec le soutien des brigades portugaises venues en renfort des villages de Palada et d'Arles contre la division française qui l'entoure au village d'Oms.
    Il commet une erreur de stratégie tant souhaitée par l'E.M. Français, il retire 2 000 hommes dans sa division du centre installée au camp du bourg des Trompettes aux ordres du prince de Monforte.
    Le 29 avril 1794 à l'aube, la division de gauche espagnole attaque au pont de Céret les brigades de Charles Augereau.
    La division droite française recule plus loin que son campement au bourg d'Oms. Les brigades se replient toute la journée suivies par les brigades ennemies.
    Le comte De La Union se flatte du recul loin de son Q. G de la division de droite française dans le massif des Aspres.
    Le Q. G. français se félicite que la stratégie de soustraire des brigades à la division du centre a réussi.
    La brèche est ouverte, le chemin entre les 2 redoutes affaiblies des hameaux des Trompettes et celles du village de Montesquieu sont une aubaine pour que s'engouffre la division du centre aux ordres de Dominique Pérignon.
    Le village de Montesquieu situé sur une colline (120 m) autour des ruines du château détruit par les troupes de Philippe Le Hardi et de son église Saint Saturnin.
    Les sentiers qui grimpent pour rejoindre le village de Maureillas à la limite du versant espagnol sont entremêlés par des ravins recouverts de forets de châtaigniers, de chênes qui contournent les torrents de Laroque, de Maureillas, de Rome et d'Illas.

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    N'y allons pas par quatre chemins, 1793-1795 GUERRE DE LA CONVENTION CONTRE L ESPAGNE est proprement hallucinant.
    D'un point de vue esthétique, ce blog est soigné, propre et d'un gout très sûr.
    D'un point de vue littéraire, il mériterait l'équivalent du prix Goncourt du Web.
    Chaque matin, je brûle de lire les textes splendides.
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