Sources : "Manuscrit de L'An III". Agathon Jean-François Fain-Paris 1828-Ed.Arléa.


Le roi Carlos IV et son épouse Louisa-Maria viennent d'interrompre les négociations suite au refus du Comité de Salut Public de rendre les enfants de Louis XVI emprisonnés au Temple.
Les pourparlers sont suspendus car l'article préalable sur la remise des enfants à bloquer les tractations.
L'Angleterre et l'Autriche satisfaites par la polémique que prennent les entretiens savent que la guerre affaiblit chaque jour leurs deux nations rivales.
L'Armée des Pyrénées-Orientales décide d'attaquer la position espagnole sur la rivière Fluvià.
La bataille de Banyoles dure 2 jours, elle porte le nom de code Besalù se déroule d'une manière tactique.
En face, José Urrutia chef de l'Armée de la Catalogne possède à la tête de son Q.G. un tacticien fabuleux Gonzalo O'Farill, son homme de confiance, sa tête pensante.
Gonzalo O'Farill marche sur Banyoles avec l'avant-garde et 150 cavaliers, ils se trouvent face à face aux cavaliers français à l'entrée du bourg de Serinyà, une position sur le front d'un ravin très profond.
7 000 fantassins forment un demi-cercle dans un terrain en courbe difficile à attaquer.
Gonzalo O'Farill est un grand chef de guerre et attire les cavaliers français sur un terrain moins désavantageux pour lui.
Les cavaliers français d'Etienne Charlet manœuvrent sur la droite pour attirer les cavaliers espagnols sur le côté opposé aux forces supérieures françaises qui sont sur la gauche.
Au centre, 2 divisions formées de 7 000 fantassins et 300 cavaliers déboulent au passage à gué du Fluvià, devant le village de Bascarà et pendant 1 km marchent dans la plaine.
Etienne Charlet manœuvre sa cavalerie vers la droite pour attirer de ce côté les troupes espagnoles tandis qu'il dirige les forces supérieures du coté opposé.
José Urrutia, général en chef de l'Armée de la catalogne posté au sommet de la colline d'Orriols devine la tactique et le plan du général en chef Catherine-Dominique Pérignon commandant l'Armée des Pyrénées-Orientales, il se contente d'envoyer une brigade de cavalerie de la légion étrangère pour éviter le piège.

Dominique-Catherine Pérignon ignore que José Urrutia connait ses intentions, il exécute ces mouvements comme prévus par le plan de bataille.
Le 01 mars 1795, 5 000 fantassins et 300 cavaliers sous les ordres du général Etienne Charlet, âgé de 39 ans débouchent sur Besalù à la gauche de la division espagnole de Manuel Joseph Pineda tandis que la division du centre formée de 4 000 fantassins et 150 cavaliers passe le gué de Bascarà et commence à se déployer dans la plaine puis s'éloigne du centre aussitôt 5 000 fantassins foncent sur eux.
Les français voient que le flanc gauche espagnol charge sur eux avec ardeur pour les encercler, vite ils comprennent leurs erreurs et se retirent en laissant sur la plaine de nombreux morts.
Les fantassins en déroute se jettent dans le fleuve Fluvià pour se replier, de nombreux militaires se noient en traversant la rivière à la nage.
La colonne de cavalerie se retire en direction de Banyoles où se trouve la division espagnole du centre avec Gonzalo O'Farill, une position avancée a mi-chemin entre les villages de Besalù et Banyoles, une route sur le front entourée de ravins très profonds à l'entrée de Serinyà.
La troupe de Gonzalo O'Farill cède du terrain par l'arrière et vers 15 heures le gros de la troupe s'avance dans une zone libérée, à ce même moment, Ildefonse Arias s'engage avec ses hommes dans un combat acharné qui permet aux hommes de Gonzalo O'Farill de reprendre le dessus.
La nuit arrive sur Serinyà et empêche la poursuite des combats et oblige les fantassins français à abandonner leur position pour se retirer à Besalù.
José Urrutia et l'Armée de la Catalogne renouent avec la victoire.

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