Nous voilà dans la période de la Convention Nationale qui débute le 22 septembre 1792.
Nous allons voyager pour terminer son cycle après la signature de paix entre la république française et l'Espagne, le 26 octobre 1795.
L'église c'est la grande puissance du département, elle détient la grande propriété.
L'église gère depuis la création de la Catalogne tous les rouages de la vie des villages.
Par son recrutement local les curés personnalisent les valeurs traditionnelles face au pouvoir de la nation.
Son effectif dans le département est impressionnant.
La religion et la vie civile se confondent.
Trois confréries : de la Sanch, du Rosaire, du Saint Sacrement réunissent les notables, les brassiers et les artisans.
Leurs liens sont très solides et la cohésion de leurs membres forme un réseau silencieux au sein de la Catalogne.
La messe du dimanche est le témoignage d'une grande solennité.
Les prêtres et les diacres dépassent le cadre de l'église, ils sont maîtres de l'Etat Civil et sont conseillers de la vie sociale et des traditions.
Ils distribuent des médicaments, des remèdes à base de quinquina et des poudres contre la fièvre.
15 septembre 1792 le décret de déportation des prêtres réfractaires doit être appliqué.
Le diocèse d'Elne reste subordonné à l'Espagne de Tarragone plutôt qu'au diocèse français de Narbonne.
Le tiers-état les pauvres se partagent un jardin, une vigne ou des oliviers.
Ceux sont des brassiers indépendants propriétaires d'un cheval, ou d'un bœuf pour les travaux des champs.
La grande colère contre les entrepôts de tabacs et des domaines. Une émeute antifiscale contre les institutions royales des douanes et des gabelous, car la taille est impôt inconnu dans le département.
Ils sont analphabètes et ne parlent pas le français seulement le catalan.
Certains patriotes provoquent les curés et passent pour des anticléricaux, la situation est nouvelle, l'anxiété est à son comble.
Le départemental pratique une politique agressive contre les curés.
Le 9 avril 1792, le vote d'un arrêté contre les prêtres et les éloigne du département.
Cet arrêté ne prend pas effet immédiatement mais la politique révolutionnaire l'impose progressivement.
Une cassure s'établit le jour du départ des prêtres.
Les villages, les marchés sont divisés en révolutionnaires et en contre révolutionnaires.
La magie des frontières variables impose une identité et vous intègre à la nation française. Cette division est un refus, un traumatisme, un déchirement, une rupture à une population identique qui vit ensemble.
En novembre 1792, durant les élections, les républicains patriotes sont entrés dans les conseils du département et les juges de paix changent de cocardes.
La noblesse du département est divisée. Les bourgeois contestent à la noblesse leur patrimoine foncier.
Les notables habitent depuis des générations les villages. Les nobles de Perpignan vit aux crochets des habitants des campagnes accablés d'impots et de charges.
Des liens importants existent entre les grandes familles de la Catalogne, souvent des amis sont d'un coté ou de l'autre de la frontière.
Ces familles ont été divisées par l'annexion du Roussillon en 1659.
Beaucoup de notables pratiquent le double langage.