"Diz uma mentira ao teu amigo, se ele guarda o segredo, então podes-lhe dizer a verdade". Proverbe Portugais
Sources :"Catalunya i la Guerra Gran". Fabregas Roig-Edition Tarragona 2000.



En 1793, le Portugal = Lusitania-3 millions d'habitants, le royaume d'Europe le plus occidental.
5 fois plus petit que la France. 600 km de long et 200 km de large.
Borné à l'Ouest par l'Océan Atlantique, à l'Est et au Nord par l'Espagne.
En reconstruction suite au tremblement de terre et au tsunami (amplitude 8.95) de 1755 qui a rasé Lisbonne et fait 40 000 morts.
Le Portugal et la Catalogne sont alliés contre les Bourbons durant la guerre de Succession et les 2 nations sont vaincues.
Le pays ne figure pas dans la 1ere coalition formée par l'Angleterre, la Russie, la Sardaigne, l'Espagne, Naples, la Prusse, l'Autriche, l'Empire, Bade, les deux Hesse, la Toscane et le Hanovre.
Depuis le 24 avril 1777 le royaume est aux mains de la reine Maria Francisca 1ère, 59 ans qui a succédé à son père.
En 1781, Maria 1ère a congédié le ministre Sebastiãou José Carvalho, marquis de Pombal qui gère le royaume depuis 27 ans avec son père et la complicité des Anglais.
Elle le bannit et lui confisque ses biens.
En 1786, elle perd son mari Pedro III.
Un enchainement de tragédies :
  • La mort de Joseph, son fils ainé âgé de 27 ans.
  • Sa plus jeune fille.
  • Son confident et ministre.

  • font que la perte de ses êtres chers rende sa santé fragile et instable, elle sombre lentement dans la démence.

A ce moment, la reine dévote se renferme dans la religion.
Le royaume sous l'emprise et l'influence de l'Angleterre est une base anglaise qui soutire la richesse du pays et les métaux précieux du Brésil et les anglais exercent un chantage sur l'empire colonial portugais.
En 1791, la reine laisse le pouvoir à son fils cadet João Bragença qui devient régent.
Luis Pinto De Sousa, secrétaire d'État aux Affaires étrangères depuis 1788 est l'homme décisionnaire.
C'est un militaire, il repousse le principe de neutralité contre l'avis de João Carlos Bragença, duc Lafões qui préconise la diplomatie par le maintien du statuquo.
La vérité est que formellement par les signatures des précédents traités bilatéraux.
Le Portugal a rejoint la coalition et se considère en guerre contre la France tout en maintenant officiellement sa position de neutralité.
Les vaisseaux portugais se joignent à la marine anglaise pour bloquer les ports français.
Maria 1ère, la cousine de Marie-Antoinette d'Autriche soutient le royaume Espagnol contre la Convention Nationale.
La Gazeta de Lisboa amplifie l'horreur des événements qui se déroulent en France.
Le royaume du Portugal est anti-français.
Le 26 septembre 1793, le Portugal signe un traité d'alliance militaire avec l'Angleterre par lequel le pays ouvre ses ports à la marine anglaise.
Le 15 juillet 1793, suite à l'entrevue à Madrid entre Diogo de Noronha, ambassadeur Portugais à la cour d'Espagne et Manuel Godoy, Joao de Bragenza, le prince régent signe un traité d'alliance militaire avec son beau-père le roi d'Espagne Carlos IV pour lui fournir le renfort de 2 divisions militaires portugaises.
Le 15 juillet 1793, au même moment Antonio Ricardos signifie à la cour royale espagnole avoir rempli sa mission d'occupation du Roussillon et demande le retour de l'armée de Catalogne en Espagne.
Pourquoi Antonio Ricardos ne détruit-il pas Perpignan ?
L'unique réponse est l'assistance qu'il doit à cette population qui est venue le chercher dans la forteresse de Sant Ferrán pour les secourir.
La noblesse catalane lui apporte un soutien financier.
Partout ses fantassins sont accueillies généreusement dans les villages, ils distribuent à la population des vivres et un réconfort sur le maintien de la religion.
Les officiers espagnols payent en écus d'or l'aide des somatents.
La réponse de la cour royale espagnole se résume ainsi :
"…Pas question de revenir au pays, synonyme de détresse et de faiblesse pour l'Espagne…
"…Je t'envois des renforts pour maintenir l'occupation du territoire Français….."

Pour créer ces 2 divisions, il faut sélectionner des officiers capables de participer à l'expédition, de recruter des soldats et préparer les 6 régiments à des manœoeuvres tactiques.
3 mois après la signature, le 16 septembre 1793, la Division Auxiliaire Portugaise embarque de Lisbonne dans les 5 navires de guerre portugais :
  • Meduza 74 canons, commandant de vaisseau Pedro Mariz Sousa Sarmento.
  • Sant João e Merces 64 canons, commandant de vaisseau José Caetano de Lima.
  • Bom Successa 64 canons, commandant de vaisseau Jaoa Dikes.
  • Sant Sebastião 64 canons, commandant de vaisseau Guilherme Galway.
  • Venus 36 canons, capitaine de frégate Sampson Mitchel.

Le 9 novembre 1793, les militaires débarquent dans le port de Roses.
9 autres navires marchands transportent le soutient logistique, les vivres, le matériel d'artillerie et l'infirmerie.
Le commandant Joao Forbes Skellater, 60 ans, d'une famille écossaise en exil, de nationalité portugaise marié à Lisbonne en 1769 à Ana Almeida, fille du commandant de Saint Martin Soeiro.
Le commandant Joao Forbes Skellater est à la tête des 5 860 hommes de 2 divisions portugaises avec son Quartier Général composé de :
  • lieutenant-colonel : Louis Charles Clavière.
  • le major : Nuno Freire Andrade.
  • le major : Miguel Pereira Forjaz.
  • le capitaine : Charles Andrew Harth.

1er régiment du génie aux ordres Paulo José Barros.
1er bataillon de fantassins aux ordres du général António Soares Noronha.
  • colonel João Barreiros Garro
  • lieutenant Lourenço Correia Gama
  • .
    2eme bataillon de ligne aux ordres du général Francisco Xavier Noronha.
  • colonel António Salles Noronha.
  • capitaine Francisco Ventura Rodrigues Velho.

  • 6 régiments d'infanterie :
    • 3eme régiment Olivencia aux ordres de João Jacob Mestral.
    • 4eme régiment Freire aux ordres de Gomes Freire Andrade.
    • 6eme régiment du 1er de Porto aux ordres de Florêncio José Correia de Melo.
    • 13eme régiment de Peniche aux ordres d'Antonio Franco Abreu.
    • 19eme régiment de Cascaes ou "Cascais" aux ordres de Francisco Melo Cunha Menezes.
    • 18eme régiment du 2eme de Porto aux ordres de João Correia de Sá.
    8 compagnies d'artilleurs aux ordres de Pedro Celestino Soares = 450 hommes et 22 canons.
  • régiment d'artilleurs d'Alentejo.
  • régiment d'artilleurs d'Estremoz aux ordres de Manuel José Durão Padilha.
  • régiment d'artilleurs de Porto.
  • régiment d'artilleurs de Marinha aux ordres de Caetano José Vaz Parreiras.
  • régiment d'artilleurs d'Algarve.
  • régiment d'artilleurs de Viana.
  • régiment d'artilleurs de Corte aux ordres d'António Teixeira Rebelo.
    Le 9 novembre 1793, à Céret, la division portugaise occupe le territoire du Roussillon sur la rive gauche de la rivière Tech.
    Les 2 divisions en renfort aux troupes espagnoles sont déterminantes dans les victoires des combats de Céret, du Boulou, de Perpignan et de Banyuls.
    Les artilleurs Portugais sont l'éloge des troupes espagnoles.
    Les combattants possèdent une mobilité étonnante, une maniabilité à démonter les obusiers, les mortiers.
    La poudre à canon qu'ils emploient est de qualité supérieure qui fait que leurs tirs sont extrêmement précis.
    Le 17 novembre 1794, durant la bataille du Mont Roig, dans la batterie de Serra Branco à Llers, les troupes françaises font 278 prisonniers du 1er régiment de Porto.
    Lors de la capitulation de la forteresse de Figueras, dans l'infirmerie 238 fantassins portugais non transportables sont fait prisonniers.
    Depuis son arrivée, la Division Militaire Portugaise a perdu 1 060 militaires.
    A Madrid, l'Espagne met 55 jours pour publier la signature du traité de Bale conclu avec la France le 12 juillet 1795 pour éviter les représailles de la marine anglaise sur ses navires, sur ses colonies mais surtout pour dissimuler l'accord des diplomates français avec Manuel Godoy d'envahir et de conquérir le Portugal.
    Le 28 juillet 1795, le Comité de Salut Public fait paraître un arrêté sur la restitution des prisonniers portugais détenus en France à condition que le Portugal relâche les marins français détenus sur son territoire.
    Le 05 aout 1795, l'ambassadeur portugais à la cour d'Espagne Diogo Noronha trahi par la cour royale espagnole donne sa démission quand il prend connaissance de la signature du traité de paix sans que Manuel Godoy consulte le Portugal.
    Le 11 septembre 1795, Manuel Godoy envoi une lettre à Domingo Iriarte dans laquelle il écrit que la guerre contre l'Angleterre est inévitable.
    Le 20 septembre 1795, les 2 divisions portugaises en garnison à Bagnolas, se rapprochent du village d'Armentera, prés du port de Roses pour effectuer leur évacuation soutenu efficacement par le chef de l'Armée de Catalogne, José Urrutia.
    Le 28 octobre 1795, dans le port de Barcelona ou sont encrés les 27 navires anglo-portugais les 3 800 fantassins rescapés des 2 divisions Portugaises embarquent dans l'indifférence et la confusion de la cour royale espagnole sachant que 1 000 prisonniers restent en France.
    Du 10 et 11 décembre 1795, la Divisão Auxiliar Portuguesa est accueillie en vainqueur à Lisbonne.
    Le Portugal trahi par son allié commence à structurer son armée pour contrer l'occupation Franco-espagnole.
    Pour éviter sa capture, la famille royale Portugaise organise le transfert de sa cour à Rio de Janeiro au Brésil.
    José Urrutia le chef de l'Armée de la Catalogne, se démet de ses fonctions, le 22 juillet 1795.
    Il refuse l'ordre de Manuel Godoy de commander l'armée espagnole qui doit envahir le Portugal conséquence du traité de Sant-Ildefonse, en accord avec ses principes stipulés dans sa correspondance à Dominique Catherine Pérignon.
    Suite à son refus Manuel Godoy demande au roi la disgrâce de José Urrutia. Seul, il meurt fin 1800.