Sources : "Dictionnaire de biographie française". Auteurs associés : Michel Prevost, Jean-Charles Roman D'Amat et Henri Tribout De Morembert
-1954. Editions Letouzey et Ané-87, Bd Raspail 75006 Paris.
"Quand la haine respire le sang, elle ne sait se dissimuler." Sénèque.



6ème Commandant en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales, Eustache-Charles, Joseph Daoust, marquis D'Aoust.

La famille AOUST(D') est anoblie en 1454 par Charles VII qui octroie à sa descendance aristocrate normande la seigneurie de Jumelles et le titre de marquis à Jacques D' Aoust.
Jacques D'Aoust est un argentier noble, procureur fiscal, originaire du village d'Aoust à 27 km d'Abbeville dans la Somme.
Le 25 juin 1704, Antoine-François D'Aoust achète pour 105 000 livres à Philippe De La Motte Baraffe les 2 seigneuries de Cuincy et le domaine datant de 1550 du château avec la chapelle N.D. des Affligés, Montplaisir, le moulin brulé, les bois jusqu'au marais de Lauwin.
La ville de Cuincy à 4 km de Douai est située à 30 km :
  • Au Sud de Lille, sur la rive droite de la rivière Escrebieux, un sous-affluent de l'Escaut.
  • A l'Ouest d'Esquerchin dans le département du Nord.

La capitale Paris se situe à 180 km de la commune.
Les ressources de la commune sont tournées vers le commerce du textile et celle du grain.
Les toiles, les tissus et les céréales produits convergent vers Douai, chef lieu du département. Depuis 1793, les couvents sont fermés et son université est supprimée.
Son père : Le marquis AOUST (D') Eustache-Jean-Marie, né le 23 mars 1741 à Douai (Nord) est un militaire à l'esprit cultivé.
Il quitte avec le grade lieutenant l'armée du roi pour devenir prévôt de Cambrai.
Il s'occupe du domaine et du château que son père a reconstruit en 1750, avec un parc comprenant une étendue d'eau qui contribue à sa beauté.
Il acquiert comme prévôt une influence importante dans les sociétés caritatives du Nord quand éclate la révolution qui confisque les biens du clergé.
Le marquis Eustache-Jean-Marie D'Aoust s'oblige à rendre son existence royaliste moins douteuse afin de s'investir aux idées nouvelles de liberté et d'égalité.
Le 04 avril 1789, il est élu député aux États Généraux de la noblesse du bailliage de Douai puis à Convention Législative jusqu'au 30 septembre 1791.
Le marquis Eustache-Jean-Marie D'Aoust modifie l'orthographe de son nom = il signe DAOUST particule accrochée plus révolutionnaire qui lui permet d'espérer des charges républicaines.
Suivant sa volonté et son désir, nous continuerons à écrire D'Aoust = Daoust. Il se marie le 09 octobre 1761 avec Marie Bernardine-Adolphine De Jambline, âgée de 21 ans.

De cette union, le couple a 4 fils :
  1. Eustache-"Charles", Joseph, l'ainé, le général.
  2. Eustache-"Adolphe", Maximilien, né en 1767 à Cuincy.
    Royaliste, il émigre le 10 aout 1792 en Flandre où demeure la branche de son oncle Robert d'Aoust De Jumelles.
    Il revient le 9 novembre 1799 pour hériter des terres et du château.
    Maire de Cuincy et président du collège électoral de Douai.
    Il se prononce pour le retour des Bourbons en France.
    En 1813 il se marie à Marie Trazegines de Mons.
    son frère "Adolphe" meurt le 21 juin 1854 soit 4 mois avant son jeune frère "Guislain".
  3. Joseph-Eustache, "Guislain" né en 1768 à Cuincy.
    C'est le 3ème fils, il est chanoine laïque de Cambrai.
    Suite aux événements révolutionnaires, il quitte sa paroisse pour s'engager dans le 12ème bataillon de Paris.
    Son jeune frère "Guislain" se marie en 1790 à Thérèse Julie De Gantes, fille du capitaine François d'Ablainsvelle.
    Il meurt le18 novembre 1854 la même année que son frère "Adolphe" léguant le château et le domaine à son neveu Jules (1817-1886).
  4. Marie-Eustache "Bernard", le cadet né en 1773 à Cuincy, polytechnicien, s'engage dans la marine avec le titre d'aspirant qui lui promet une belle carrière.
    Il se damnera et il fera des folies pour sauver son frère Eustache-Charles de la guillotine.
    "Bernard" meurt de chagrin en 1802 à 29 ans avec le titre d'adjudant de marine dans les combats à l'ile Saint Domingue.
Le 07 septembre 1792, le marquis Eustache-Jean-Marie Daoust inscrit député représentant le département du Nord à la Convention Nationale et devient commissaire du peuple.
En novembre 1792, durant le procès de Louis XVI à la Convention Nationale, le marquis Daoust vote la mort sans sursis :
"La mort de Louis ou de la République. Louis a trop vécu, sa mort est une justice. Les républicains ne connaissent pas d'autres principes que d'être justes". Telles sont ses paroles à la tribune.
Le marquis Daoust demeure député membre de la Convention Nationale jusqu'au 26 octobre 1795.
Eustache-Charles, Joseph Daoust son fils ainé, né à Cuincy le 27 mars 1763 est un homme de troupe et d'une formation exclusive d'officier avant les Etats Généraux pour une carrière militaire régulière.
Le 21 avril 1778, âgé de 15 ans sous les conseils de son père, il étudie comme cadet gentilhomme dans les écoles militaires et préparatoires.
Le jeune homme s'engage surnuméraire, sans appointements dans le régiment Royal-Infanterie comme officier issue de l'aristocratie avec le grade de sous-lieutenant en second.
Le 14 avril 1782, Eustache-Charles Daoust participe à la guerre d'indépendance des Etats-Unis pour sa bravoure et son habilité durant les manœuvres, il obtient le grade de sous-lieutenant en premier le 16 aout 1789.
Sa soif d'apprendre est un allié fidèle à l'école militaire de Lille et il continue à gravir les échelons militaires devient lieutenant en 1er.
Le 26 mai 1790, Eustache-Charles Daoust est nommé aide-de-camp du maréchal de Jean-Baptiste Donatien de Rochambeau.
Il est remarqué par ses talents militaires et les chemins de la carrière lui sont ouverts par sa nomination de capitaine le 2 avril 1791.
Le 21 mai 1792, il étrenne son titre de capitaine dans l'Armée du Nord comme aide de camp du maréchal Luckner.
Son régiment il prend la ville hollandaise de Menin puis se retire vers Valenciennes.
Le 07 octobre 1792, nommé colonel, il est muté dans l'armée du Rhin comme aide de camp du duc de Biron qui devient son protecteur et partage en tant qu'instructeur ses expériences sur les stratégies défensives.
Eustache-Charles Daoust est transféré dans l'Armée d'Italie où il rencontre le général Luc-Siméon-Auguste Dagobert qui est sous les ordres direct de d'’Armand-Louis De Biron.
Cette rencontre reste un blocage pour l'épanouissement de sa carrière.
En effet, Luc-Siméon-Auguste Dagobert durant la campagne des Pyrénées-Orientales lui rappelle constamment sa fonction d'aide de camp pour l'humilier, le rabaisser et le culpabiliser devant les conseils d'officiers même quand il est nommé commandant en chef d'Armée des Pyrénées-Orientales.
Le 2 juin 1793, Eustache-Charles Daoust est envoyé avec le titre de général de brigade dans l'Armée des Pyrénées-Orientales à la tête d'un effectif de 18 000 hommes mal organisés, indisciplinés où les chefs se heurtent à la Société Populaire de Perpignan qui contrôle et dirige toutes les opérations et naturellement à la surveillance des représentants en mission.
Par son esprit d'animateur et pour ses méthodes innovatrices d'organisation militaire Eustache-Charles Daoust gagne la faveur du conventionnel Fabre de l'Hérault par l'enthousiasme de sa jeunesse qui a 4 reprises différentes le nomme 6ème commandement en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales en l'absence ou après la destitution des titulaires.
Suivant les lois du 30 avril et du 29 aout 1793, les représentants du peuple sont autorisés à nommer les emplois d'officiers vacants.
Le 07 aout 1793, Eustache-Charles Daoust est promu général de division provisoire par les représentants Fabre et Gaston, commandant en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales au camp de l'Union proche de Perpignan.
Le 15 aout 1793, intelligent comprenant que l'horizon n'est plus bouché que les honneurs lui sont offerts à condition de ne pas laisser passer sa chance sachant que les commandants en chef nés en France sont rares puisqu'ils sont rétrogradés, destitués, radiés ou exclus par les membres du Comité du Salut Public et que les généraux ne vieillissent pas sur les champs de bataille, il prend le commandement de la 10eme division à la place de Hilarion Paul François Bienvenu Puget, marquis de Barbantane qui s'enfuit se réfugier à Narbonne en lui laissant le commandement en attendant l'arrivée de Luc-Siméon Dagobert.
Le 04 septembre 1793, Eustache-Charles Daoust inaugure son grade de commandement en chef par la plus glorieuse victoire de l'Armée des Pyrénées-Orientales du 17 septembre 1793 au bourg de Peyrestortes saluée comme "la plus belle et illustre bataille" par le représentant Jacques Cassanyes.
Le 19 septembre 1793, Luc-Siméon Dagobert absent durant la bataille, jaloux de cette victoire, en colère des honneurs que la population font à ces combats, il reprend le commandement affecte de traiter avec dédain les généraux victorieux par ses 2 lieutenants qu'il appelle "cet aide de camp" pour Eustache Daoust et "ce médecin général " pour Jacques Goguet, médecin à l'université de Montpellier.
Le 29 septembre 1793, Luc-Siméon Dagobert envieux est exaspéré contre les 3 représentants qui préfèrent donner pour la 2ème fois le commandement provisoire de l'armée à leur favori Eustache-Charles Daoust.
Fou de jalousie et de mépris, le général Dagobert retourne dans sa garnison à Mont-Louis au cœur des massifs de Cerdagne.
Le 11 octobre 1793, Louis-Marie Turreau arrive sans sa nomination officielle de commandant en chef d'armée, il s'empresse de laisser le commandement effectif à Eustache-Charles Daoust auquel les représentants manifestent une continuation pour faire vivre la légende victorieuse de Peyrestortes.
Le 23 octobre 1793, au conseil de guerre concerté entre les représentants et Eustache-Charles Daoust, une offensive de grande envergure est décidée malgré la vive opposition de Luc-Siméon Dagobert, plein de colère et de mépris de voir que les représentants du peuple désignent pour la maitrise des opérations, l'officier qui était sous ses ordres en Italie.
Louis-Marie Turreau se réserve d'en récolter les honneurs et la popularité quand l'opération sera terminée pour obtenir le titre de commandant en chef qu'il est venu chercher.
Le 12 novembre 1793, les commissaires du peuple Fabre et Gaston sont initiateurs d'un conseil militaire secret qui destitue et emprisonne Luc-Siméon Dagobert et élabore un plan d'attaque en territoire espagnol contre la citadelle de Roses.
Les généraux Daoust et Delattre approuvent le conseil de guerre qui destitue et qualifie de traitre Luc-Siméon Dagobert.
A compter de cette arrestation, la vie des 2 généraux devient un enfer ravivant les théories conspiratrices et répressives par les dénonciations écrites, les discordes et la jalousie qui trouvent un relais efficace de complot royaliste.
Luc-Siméon Dagobert emprisonné à Paris le 22 décembre 1793 dénonce par écrit aux membres du Comité du Salut Public en détails les conspirations et les intérêts personnels des conventionnels à l'origine de sa destitution.
Entre-temps, Louis-Marie Turreau rejoint à Paris son protecteur, le ministre de la guerre Jean-Baptiste Bouchotte pour lui communiquer les préférences et les agissements des conventionnels au sein de la Société Populaire de Perpignan.
Le 28 novembre 1793, Amédée Doppet arrive de Toulon remplace Louis Turreau à la tête de l'Armée des Pyrénées-Orientales.
Jean-Baptiste Bouchotte suite aux entrevues de Louis Turreau et de Luc Siméon Dagobert confie à Amédée Doppet une mission de liquidateur. (Page 221 Livre III des mémoires de Doppet.)
Amédée Doppet intervient comme un accusateur au sein de la rebelle Société Populaire de Perpignan, un rôle de délateur qu'il tient parfaitement puisqu'il a déjà fait contre Jean-François Carteaux dans l'Armée des Alpes et contre François Kellermann quand il a contribué à sa destitution et son arrestation durant 13 mois.
Le 19 décembre 1793, Eustache-Charles Daoust suspendu un instant comme noble, réintègre pour la 4ème fois le commandement en chef provisoire de cette armée
Il commande la division du centre avec assurance et finesse sans méfiance, ou Amédée Doppet sans action s'appui sur Laterrade au campement du bourg de Laroque pendant que Sauret et Eustache-Charles Daoust traversent le gué du village de Brouilla, prennent 12 batteries espagnoles quand les forces ennemis surprennent les 2 généraux qui se retirent au camp de Villelongue.
Un retrait de trop car Eustache-Charles Daoust oublie les écrits de malveillance et d'incapacité de Dagobert.
Il suffit qu'un général en chef bat en retraite pour être déclaré suspect.
Le lendemain, l'aile gauche sous les ordres de Delattre est mise en déroute et le représentant Claude Dominique Fabre est tué.
Le 21 décembre 1793, les mesures de précautions sont négligées par Amédée Doppet quand Eustache-Charles Daoust ramène son régiment à Perpignan.
L'inexpérience de Doppet responsable des revers, il sauve sa peau en dénonçant par un courrier calomniateur les généraux Delattre et Eustache-Charles Daoust d'être coupables de lâcheté, de négligence et d'incapacité.
Cette 2ème lettre dénonce une inaction calculée punis de mort puisque c'est un refus de servir la république.
Cette lettre confirme l'entretien de Dagobert à Paris avec le ministre de la guerre Bouchotte.
La duperie lancée le 21 décembre 1793 n'arrête pas la campagne de surveillance, elle ébranle la confiance légitime, brise les protections et les soutiens des commissaires du peuple.
Claude Dominique Fabre est tué, Raymond Gaston et Joseph Cassanyes reçoivent ce jour un ordre de mutation pour l'Armée des Alpes.
Eustache-Charles Daoust isolé, fragilisé est pointé du doigt suite aux dénonciations.
Le 22 décembre 1793 il reçoit une convocation pour rendre compte de sa conduite.
Le 02 janvier 1794, Eustache-Charles Daoust est maintenu une 6ème fois dans le commandement provisoire par arrêté des représentants Raymond Gaston et Joseph Cassanyes remplacé par le vainqueur de Toulon, Jacques Dugommier.
Le 19 janvier 1794, Eustache-Charles Daoust est accusé à tord sur des fausses allégations de trahison sur les discordes et les odieuses jalousies arrêté par les représentants Milhaud et Soubrany en compagnie des 17 généraux de l'Armée des Pyrénées-Orientales.
Eustache-Charles Daoust est conduit à la prison de la Conciergerie sur le quai de l'Horloge à Paris.
Le 2 juillet 1794, Eustache-Charles Daoust, dossier 369 compare devant la 2ème section, salle de la Liberté du tribunal révolutionnaire de la Conciergerie à Paris en compagnie des 2 généraux de son armée.
  • Louis-Pierre Delattre, 28 ans.
  • Pierre-Xavier Chaillet De Vergès, 31 ans chef d'Etat-Major des artilleurs, famille anoblie par Charles Quint.

  • L'accusateur public Antoine Fouquier-Tainville préside la séance pour accélérer les jugements, il supprime tous les moyens de défense des accusés.
    Les plaidoyers dénotent que les 3 généraux se sont rendus responsables des échecs subis, les actes d'accusations sont déjà prêts et signés en blanc :
    Condamné à mort comme traite à la patrie dans le commandement des Armées de la république".
    Louis-Pierre Delattre …" ...a cédé a des forces supérieures..."
    Il coupe plusieurs fois le réquisitoire de l'accusateur Antoine Fouquier-Tainville pour protester contre l'absurdité contradictoire des écrits.
    Eustache-Charles Daoust entend la lecture des 3 procès-verbaux d'arrestation dont les motifs sont d'une aberration opposée à la réalité qui l'accusent de trahison par ses délateurs :
    "…est en cause qu'un grand succès qu'il n'a pas été obtenu…" lettre d'accusation d'Amédée Doppet.
    "…../Je ne sais pas si l'on doit attribuer l'inaction à la colonne de Daoust ou au représentant Fabre qui prétend le diriger..."… lettre d'accusation de Luc Siméon Dagobert.
    "…Un représentant n'a jamais tort. C'est lui qui est responsable..." lettre d'information du 18 brumaire An II signée de Louis-Marie Turreau.
    Eustache-Charles Daoust démontre son dévouement à la nation par ses actes de bravoures et la prise d'1 drapeau et de 6 étendards espagnols lors de la bataille du Peyrestortes prouvent son attachement à la France.
    L'absence des 2 témoins essentiels est une manière brillante de faire disparaître toute trace de vérité. Luc Siméon Dagobert De Fontenille est mort à Puycerdà le 18 avril 1794
    Le conventionnel Come Fabre est mort à Port-Vendres le 20 décembre 1793.
    Les 2 témoins principaux morts ne peuvent pas démentir les accusations.
    Antoine Fouquier-Tainville, l'accusateur public instruit par le ministre de la guerre Bouchotte, prononce son verdict.
    Eustache-Charles Daoust profondément religieux, animé de sentiments chrétiens accueille avec résignation son arrêt de mort qui l'envoi à l'échafaud.
    Le 14 messidor an II, les 3 jeunes officiers montent dans la charrette dans la cour de Mai qui les conduit à l'échafaud.
    Comme pour retenir le moment crucial, rue du Faubourg Saint Antoine, son père est présent malgré des rumeurs indiquant le contraire,
    Il s'accroche à la charrette pour freiner le convoi qui arrive à la barrière de Vincennes.
    Son fils se tient debout les bras liés jusqu'au coude. Il regarde alternativement le visage de son père qui ne retient plus ses larmes et le ciel clair de juillet.
    Dans le bruit de la cohue à l'angle de l'avenue du Trône et la place de l'ile de la Réunion, Eustache-Charles cri :
    "N'oublie pas père, nous allons nous revoir".
    Est-ce un serment ou une promesse ?
    Le 02 juillet 1794, le 6ème commandant en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales Eustache-Charles Daoust est guillotiné à l'âge de 31 ans place du Trône Renversé.
    Les 33 corps guillotinés durant la journée sont transportés par tombereau la nuit pour être déchargés
    Recouverts de chaux dans la fosse commune du couvent des religieuses Saint Augustin qui devient plus tard le cimetière privé royaliste de Picpus.
    A l'intérieur de la chapelle du couvent figure sur la liste des 1 300 guillotinés, le nom de Daoust Eustache-Charles avec la particule accrochée.
    Le héros de la fabuleuse victoire de la bataille Peyrestortes du 17 septembre 1793 meurt lachement.
    La lignée aristocrate des Daoust de Cuincy s'éteint en 1909 par le décès du dernier marquis Daoust de Jumelles et par l'incendie en 1918 du château de famille lors de la retraite allemande.