Les enrôlements des volontaires :
Le soldat a obtenu plus de droits, des augmentations de solde et la suppression des punitions dégradantes.
La population obtient l'acquisition des libertés incluant à rendre le service militaire non obligatoire et ne plus héberger les soldats.
Les soldats citoyens du 1er appel ont accompli leur devoir et les militaires prennent leur aise en rentrant chez eux au mépris des sanctions qu'ils encourent.
Le 11 juillet 1792, la Convention Nationale insuffle un devoir héroïque en déclarant la proclamation :
"Citoyens, la Patrie est en danger ".
Au sein de chaque commune, le crieur municipal suivit par la caisse-tambour se déplacent en répétant le dévouement républicain par des éloges de valeurs.
A partir de la citadelle de Perpignan, les autorités départementales tirent les 3 coups de canons pour signifier la gravité à la population.
L'égalité de la conscription se caractérise par un élan humain de volonté, de patriotisme d'une défense et de destruction de l'ennemi devant le recruteur.
Le peuple démontre que les volontaires engagés sont des malheureux sans ressources, sans emploi suite à la disparition des commerces et des industries.
La population pour sauver leur peau, s'enfuit hors des villages laissant les maisons aux troupes d'occupations.
Cette absence d'habitant donne plus de légitimité aux soldats espagnols de détruire les maisons et les granges afin d'établir des représailles sanglantes devenant un acte gratuit.
Le ministre de la guerre Edmond Dubois Crancé ignore l'effectif de ses armées en France aussi il préconise l'Amalgame, un embrigadement entre bataillon volontaires et bataillon de métier pour former une demi-brigade.
Le 24 février 1793, la loi votée pour la formation de 46 bataillons de volontaires soit 330 engagés.
Un besoin d'effectif nait d'un mélange de désespoir et de nécessité, d'une levée en masse de 300 000 hommes.
La légende de "masse" évoque une énorme charge destructrice libérant une puissante énergie représente un paradigme des valeurs imposée aux quotas des districts et des communes.
8 commissaires conventionnels se succèdent en 40 jours pour des visites rapides de courtoisie et de convenance.
Claude Fabre de l'Hérault rejoint Joseph Projean et Pierre Bonnet remplace Joseph-Pierre Fayau, au moment où Augustin Leyris vient soutenir les autorités du district de Perpignan.
Ignace Brunel, Jean Rouyer et Etienne Le Tourneur arrivent de Béziers persuadés par un unique scénario :
Le débarquement de l'armée espagnole par sa flotte sur la large côte sablonneuse de Leucate (Aude).
Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales communique par une loi, un recrutement de 2 types de volontaires :
  • 800 volontaires former en canonniers surveillants des côtes.
  • Réorganiser les miquelets catalans dispersés en 1697 en 10 compagnies de 150 fusiliers de montagne.

  • Ce recrutement militaire français s'établi par une incitation catalane partagée par la langue.
    Un dialogue de proximité avec les lignes d'occupation espagnoles qui prouve clairement que la notion de patrie française n'a pas de sens pour eux.
    Les 8 commissaires se mettent d'accord pour former une armée de volontaires avec une quote-part farfelue, injuste demandée au Comité de Salut Public Départemental pour les 4 districts dont Perpignan.
    Le 06 avril 1793 les registres de recrutement ouverts dans chaque commune après la validation du chiffre de fournir 2 398 volontaires.
    Le district opère une répartition par canton qui procède à l'ultime répartition par commune.
    Les autorités locales rejettent les chiffres car ceux sont des approximations nés de l'injustice avec des erreurs de calcul.
    Pour recevoir l'engagement des volontaires, un registre est ouvert à la commune.
    Les souscriptions ne se font pas.
    Les pages restent blanches car les villages ont besoin des bras des laboureurs et des artisans.
    Le registre est vierge sachant qu'en mars les communes ont données des noms de volontaires.
    La municipalité se décide soit au vote soit au tirage au sort.
    L'aspect de carrière militaire amène quelques volontaires à s'inscrire.
    La réalité est différente seul un recrutement d'un contingent de 260 hommes dans le département des Pyrénées-Orientales.
    Le recrutement se fait sans précipitation personne ne comprend rien et la lente mobilisation est désespérante.
    C'est la valse des chiffres.
    Seul 1 210 noms de volontaires levés soit un écart colossal de 1 188 hommes supplémentaires.
    Cet écart est réparti par district de la manière suivante :
    DistrictsChiffres imposésLevées.Ecarts à recruter
    Prades704 volontaires162 hommes866 hommes
    Céret610 volontaires390 hommes220 volontaires
    Perpignan + Ville922 volontaires658 hommes264 volontaires
    Totaux2 398 volontaires1 210 hommes1 188 volontaires
    Le nombre colossal de 1 188 volontaires est stupide puisque le nombre de recrutement complémentaire n'est jamais atteint.
    Les maires perçoivent la conscription comme un nouvel impôt de sang levé en l’occurrence sur leurs enfants.
    Seul un chiffre de 503 hommes de volontaires est comptabilisé.
    A Perpignan, le contingent pour recruter 264 volontaires est ouvert dans la mairie durant 3 jours, le registre d'inscription des volontaires est de 19 noms.
    Le nombre des volontaires inférieur au nombre imposé oblige la municipalité au vote du tirage au sort ou au scrutin quand le registre reste vierge.
    Les progrès révolutionnaires des campagnes est une des raisons principales méprisantes de la loi manifesté par les communautés paysannes.
    Le 27 avril 1793 à Toulouse, Charles De Lamer 40 ans, chef d'Etat-Major de l'Armée des Pyrénées-Orientales publie un faux affectif de 6 300 hommes soit 9 bataillons de volontaires puis Charles De Lamer délègue le 1er commandement en chef de la défense et de la protection de l'Armée des Pyrénées-Orientales au général Mathieu-Henry Marchant De La Houlière.
    La priorité du commandant en chef Mathieu-Henry Marchant De La Houlière est de renforcer les forts de la cote rocheuse et les citadelles en montagne par une levée de 800 artilleurs sachant manœuvrer les canons.
    Le recrutement des 800 canonniers est un échec.
    Les autorités départementales appellent à un corps d'artilleurs professionnel de Paris.
    Avec l'appui des 6 compagnies du Lot, les 7 compagnies du bataillon de Nantes sont placés dans la forteresse de Bellegarde, 2 compagnies du 7ème régiment sont déposés dans la forteresse de Prats de Mollo et les militaires de la 4ème compagnie du 7ème dans le petit fort Les Banys.
    Ces compagnies forment 8 bataillons de 600 chasseurs organisent l’Armée des Pyrénées-Orientales.
    Durant la 1ère bataille à Céret, un effectif de 4 900 militaires français affronte 8 000 soldats espagnols.
    Les missions stratégiques des miquelets français sont d'être en embuscades et de prévoir un couloir de retraite pour les troupes.
    La Légion Nationale des Pyrénées partie d'Auch et s'organise à Toulouse avec 2 500 hommes pour épauler l'Armée des Pyrénées à la frontière, composées de chasseurs à cheval, d'infanterie légère et d'artillerie.
    Son Etat-Major est formé par le colonel Jean Castelverd avec 2 lieutenants-colonels d’infanterie :
    Dominique-Catherine Pérignon et Pierre-Joseph Grésieux, lieutenant-colonel d’artillerie : Dominique Prévost.
    La Légion des Pyrénées arrive le 28 mai 1793 à Perpignan pour repousse l'attaque espagnole contre la citadelle de Perpignan, le 17 juillet 1793.
    Le 1er juin 1793, dés son arrivé, le commandant en chef Louis-Charles De La Motte-Ango, vicomte De Flers construit la fameuse position principale du camp de l'Union qui sauve Perpignan, il a Louis-Simon Fontenille Dagobert comme lieutenant en second.
    Un arrêté rendu par les représentants du peuple forme les compagnies miquelets de 51 chasseurs sous les ordres d'un capitaine, secondé par 1 lieutenant requis pour transporter les ordres dans les dépôts et les lieux de cantonnement.
    Le vicomte De Flers combat l'indiscipline et la maladie qui paralysent l'Armée des Pyrénées-Orientales.
    Rapidement, le commandant en chef veut dissoudre les compagnies de miquelets impliqués dans les brigandages et les pillages.
    Ces miquelets français rançonnent à leur aise les habitants en organisant des clans haineux contre le clergé, des vengeances par les saisies de troupeaux.
    Le projet de dissolution des miquelets mène le vicomte De Flers à sa perte puisque un complot départemental alimenté par Louis-Simon Fontenille Dagobert entretient le manque de confiance de ses officiers supérieurs pour conduire le commandant en chef à la guillotine.
    Le 4 octobre 1793, le général Charles-Eustache Daoust, commandant de l'Armée des Pyrénées Orientales, en liaison avec les représentants du peuple, réorganise les compagnies de miquelets 'Fusellers de Muntanya" dans une nouvelle organisation.
    Les chasseurs éclaireurs désarmés sont renvoyés dans les communes en déposant leurs uniformes et leur salaire mensuel de 12 sous est suspendu.
    Les reclassés reçoivent une affectation de traducteur avec des missions d'espionnage et de surveillance des lieux d'embuscades aux cols et aux ravins.
    Le 20 novembre 1793, la cavalerie de Légion nationale des Pyrénées supprimée le 10 juillet 1793 est regroupée avec la compagnie de chasseurs à cheval de Perpignan et celle des dragons de Dordogne pour former le nouveau 22ème Chasseurs à Cheval.
    Toute la Catalogne est derrière son roi Carlos IV, secondé par Manuel Godoy qui désigne les commandants en chefs et leurs donne carte blanche pour leurs actions.
    L'honneur de porter sa politique par les succès de guerre en Roussillon contre la Convention Nationale est grandissante.
    Les intentions espagnoles déclinent fortement quand le vaste projet de mettre sur le trône le jeune roi Louis XVII, lors de la prise de Toulon par le gouvernement espagnol tourne court par le refus de la politique anglaise qui détruit le port et la flotte française afin d'accentuer la maitrise de la mer.
    La faute du gouvernement espagnol est d'avoir fait confiance aux anglais.
    La mort de Ricardos le 13 mars 1794 précipite le désastre de l'occupation espagnole en Roussillon.
    Jacques Dugommier assisté des représentants Edouard Milhaud et Amable Soubrany épurent l'Etat major et fournissent l'Armée des Pyrénées-Orientales en matériel et en uniformes.
    L'infanterie de la Légion des Pyrénées est versée dans les 29ème Demi-brigade légère.
    L'application des décrets français transforme les usages de l'occupation.
    La loi républicaine sur les réquisitions place chaque citoyen en état de mobilisation civique constante.
    Le terme "réquisitionner" signifie "dépouiller" par le droit de guerre.
    Un pillage barbare invoqué par des motifs politiques de dédommagement, un processus de confiscation permis par la force et la nécessité militaire.
    Les bataillons de volontaires forment des bataillons d'élites entraînés aux tactiques et formations de combat.
    L'Armée des Pyrénées-Orientales plus florissante en volontaires entrainés possède un important effectif offensif alors que l'Armée de Catalogne ne se renforce pas en militaires défensifs mais en paysans que sont les "somatents".
    Les offensives françaises aboutissent aux victoires du Boulou et de Darius.
    Le pillage stigmatisé de tout ce qui est désiré est approprié à titre de réquisition.
    Le procédé est bien rodé par une pratique légitimée par un système de ravitaillement et de séquestre par l'abus de pouvoir.
    La propagande militaire passe la mainmise de l'armée pour respectable et démente les rumeurs de pillage des militaires.
    La résistance à la réquisition a peu d'effet.
    La population dépouillée par la violence, par la force, une passation de propriété, une transaction forcée admise en droit, la réquisition est une soumission.
    Les commissaires du peuple organisent et justifient les réquisitions comme un butin de biens saisis aux absents coupables de s'être soustrait aux charges de la guerre.
    La distribution des journaux, la présentation de thèmes révolutionnaires dans des pièces de théâtre, la formation de clubs jacobins dans les bataillons et la parution de recueils de chansons révolutionnaires rappellent leurs idéaux, leur rôle de missionnaires, défendre leurs concitoyens et diffuser un message de liberté.
    Le commissaire délégué et les autorités lisent la propagande républicaine de "l'Adresse au Peuple Français" et insistent sur le patriotisme, la défense de la patrie et les avantages des pensions de retraite.
    Les volontaires se sentent comme des citoyens libres élus pour accomplir le sacrifice d'être soldat, délaissant leurs droits civiques pour garantir leur liberté et celle de leurs frères.
    L'enthousiasme et la conviction sont au cœur de l'efficacité de l'Armée des Pyrénées-Orientales et de ses prouesses militaires.

    Lisabuzz.com Parle de 1793-1795 GUERRE DE LA CONVENTION CONTRE L'ESPAGNE :

    N'y allons pas par quatre chemins, 1793-1795 GUERRE DE LA CONVENTION CONTRE L ESPAGNE est proprement hallucinant.
    D'un point de vue esthétique, ce blog est soigné, propre et d'un gout très sûr.
    D'un point de vue littéraire, il mériterait l'équivalent du prix Goncourt du Web.
    Chaque matin, je brûle de lire les textes splendides.
    http://blog.lisabuzz.com

    statistiques