Le 17 avril 1793 le lieutenant général Mathieu Henry Marchant De La Houlière âgé de 76ans commandant la forteresse de Salses prend en main cette armée avec un effectif de 11 000 militaires volontaires.
Le 17 avril puis celle de Céret.
Le 15 juin 1793,la prise par les espagnols du Fort Lagarde et des Bains d'Arles.
23 juin 1793, Les militaires du fort de Bellegarde se rendent après 34 jours de bombardement.
Cette prise précipite le général Mathieu Henry Marchant De La Houlière responsable de ce désastre à se suicider.
Le 14 mai 1793 Louis-Charles de La Motte-Ango, vicomte de Flers, 36ans, devient le 2ème commandant en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales, militaire de formation et grand tacticien, il arrive du 79eme bataillon de l'Armée des Alpes.
Le 30 avril 1793, le Comité de Salut Public juge que les Pyrénées sont trop étendues pour Servan qui reste à Bayonne.
Le général Louis-Charles de La Motte-Ango, vicomte de Flers prend le commandement en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales.
Chaque bataillon comprend 600 hommes de 18 à 45 ans qui viennent des départements limitrophes.
Le 03 mai 1793, 4 000 hommes arrivent de Narbonne sous les ordres du général de brigade Grandpré.
L'Aude, l'Ariège, le Gard, l'Hérault, la Haute Garonne et 3 compagnies de canonniers : Ceux de Paris section Temple, du Nord de la Loire et de Nantes, avec 20 canons.
La défaite française d'Arles sur Tech. Cette armée est désorganisée et peu mobilisée.
La cavalerie est un mélange d'officiers de l'ancien régime et de chasseurs à cheval des 10ème, 14ème et 27ème régiment.
Le rapport de force est évalué à 58 000 espagnols contre 30 000 français.
Les représentants en mission : Le Tourneur, Gaston, et Fayau s'efforcent de mobiliser les départements du Sud.
Les gardes nationaux des départements limitrophes vont être réquisitionnés.
Les bataillons sont mal armés, mal nourris et surtout mal commandés.
Sur les 30 000 fantassins de son effectif, 4 000 ne savent ni manipuler les armes, ni combattre.
La participation des habitants du département a la mobilisation demandée par les commissaires de la république et les représentant du peuple rencontre de grandes difficultés.
Les miquelets sont des fusiliers, surnommés chasseur de montagne.
Leur effectif est de 1 500 hommes.
Leur composition est en partie des hommes du département.
Les miquelets proviennent des alpages, des vergers, des champs.
Ces recrus peuvent du jour au lendemain quitter le bataillon pour retourner aux champs, aux corvées des moissons ou se rendre dans leur village.
Toutes les communes sont pour eux des refuges et les maires connaissent la plupart des gars qui la composent.
Ces chasseurs ont de solides capitaines qui connaissent parfaitement les montagnes mais ne veulent pas entendre parler de généraux de la révolution.
Le pouvoir politique avec de la Société Populaire, du Comité de Salut Public de Perpignan, les représentants du peuple envoyés par la République prennent le dessus sur les militaires et les généraux.
Le 30 juin 1793, les troupes espagnoles occupent Thuir et toute la rive droite de la vallée de la Têt.
Les casernes ne peuvent pas contenir tous les hommes, ils sont dans des campements, des couvents, des abbayes.