A 3 km à l’ouest du col de Portell surgit le fort de Bellegarde.
Bellegarde remplit son rôle de gardienne de la frontière au centre des plaines du Vallespir en France et celle d’Empordà en Espagne, à la limite des cols du Perthus et du Panissas.

La forteresse date de 1285, bâtit par Pierre III d’Aragon quand il était menacé par Jacques II, roi de Majorque. C’est une tour de surveillance de 20m de haut.
De 1667 à 1675, le fort va modifier ses défenses et prendre une forme d'un pentagone qui se dresse à 140 mètres au dessus du village du Perthus soit à 950 mètres d’altitude.
Le fort s’étend sur 14 hectares entouré d’un chemin couvert par un parapet et un glacis d’1km.
La forteresse possède deux enceintes successives.
L’enceinte extérieure est une muraille à 5 pans, renforcée par cinq puissants bastions :
  • Celui du Perthus.
  • De Saint André.
  • De Panissas.
  • D’Espagne.
  • Du Précipice.
Entre le bastion du Perthus et celui de Saint André s’ouvre la grande Porte de France.
Unique entrée accessible par un pont-levis.
Derrière le rempart, un deuxième mur protège l’enceinte principale avec trois niveaux de protection de 20 mètres de haut.
Au-delà de cette muraille de protection apparait le cœur de la forteresse sur 8 000 Km2.
C’est le bâtiment de la garnison avec au nord, la chapelle de 11m de large et 13m de haut, sur laquelle est construit le pavillon du gouverneur, l’hôpital, le moulin avec sa boulangerie, puis les écuries.
Les magasins de poudre sont autonomes,aérés et enterrés dans les bastions.
Le puits est taillé dans la roche d’une profondeur de 63 m et d’un diamètre de 6 m contient 800 000 litres d’eau, il a deux fonctions : l’approvisionnement, mais aussi la conservation de la nourriture.

En dessous du fort une étroite crevasse profonde s’étire vers l’Espagne.
La fortification est à l’abri d’un siège, car la montagne est menaçante par ces crêtes escarpées.

Hisser des canons à 140 mètres est difficile et parfois impraticable.

Le 14 mai 1793, le jeune général Louis-Charles De La Motte-Ango, marquis De Flers qui a prit le commandement de l’Armée des Pyrénées-Orientales. Il a donné les consignes sur le maintien de la forteresse française au lieutenant-colonel Dubois-Brulé et à 1 060 hommes.
Composés de :
  • La 4 compagnies des fantassins du 7ème régiment.
  • Les 2 bataillons de volontaires du 7ème Nantais.
  • Le 1er bataillon du Gers.
  • 10 canonniers du 4ème régiment en possession de 50 canons.
Le 22 mai 1793, l’artillerie espagnole entre en action sur le plateau des Fours des Vitres près du village La Jonquera, avec une batterie de 18 canons de 24, quatre obusiers de 8 et 2 mortiers de 12.
L’édifice ne sera pas endommagé par l’artillerie car une distance de tir de 1 400 mètres et une dénivellation de 130 mètres de haut n’a aucun effet sur le bastion.

Sans la traitrise du capitaine du génie français Cotte De Latour, qui offre ses services à Manuel De Gagigal, commandant l’artillerie espagnole, le fort n’aurait jamais dû tomber dans aux mains ennemies.
Le 26 mai 1793, sur les conseils de la Cotte De Latour, la batterie espagnole va se déplacer sur le plateau de la Paraguère qui se situe à 600 mètres du fort et les espagnols vont monter une deuxième batterie de 12 canons de 24 et 6 mortiers de 12.
Les deux batteries vont sans arrêt ouvrir le feu.

Les dégâts sont importants et la brèche sur la muraille permet aux 12 000 fantassins du régiment du Vallespir d’entrer.
Le 3 juin 1793, la forteresse reçoit une sommation : se rendre.
Dubois-Brulé répond qu’il refuse et il perd 40 hommes lors des bombardements.
Le 23 juin 1793, le lieutenant-colonel Dubois-Brulé se livre, avec ses hommes.
Ils reçoivent les honneurs des régiments espagnols et se rendent prisonniers au village de La Jonquera.

Lisabuzz.com Parle de 1793-1795 GUERRE DE LA CONVENTION CONTRE L'ESPAGNE :

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