Suspendu le 17 novembre 1793 par Claude Fabre et Raymond Gaston.
Luc-Siméon Auguste Dagobert De Fontenille prouve à Charles Pierre Lamer dont il a été aide-de camp dans le 1er régiment du Médoc le 24 avril 1774 à Montauban qu'il vit par la guerre et que celle-ci doit être faite par les militaires et non par les magistrats.
Les magistrats de la révolution ont pour rôle d'appuyer l'armée par les lois et le ravitaillement.
Ce général formé à l'école au régiment du Royal Italien ou il reste 16 ans.
Le 09 mars 1756 il s'engage Lieutenant dans le régiment du Tournaisis.
Il combat dans l'Armée du Var avec le 1er commandant en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales le général Mathieu Marchant De La Houlière au col de Sospello et à l'attaque du camp de Jalès sous les ordres du général d'Abignac avant d'être muté le 10 mai 1793 dans l'Armée des Pyrénées-Orientales.
A 57 ans, (il est né le 08 mars 1736) il forme le régiment des miquelets, ces fantassins de montagne.
Le 14 septembre 1793, il est le commandant en chef de l'Armée de la Cerdagne et de la vallée de la rivière Carol.
Les militaires aiment sa rigueur, sa bravoure de vieillard au combat et honorent son courage car le général triche sur son âge et fait courir la rumeur d'être âgé de 75 ans, ce qui fait l'admiration des fantassins qui l'entourent.
Ce respect, le général le doit d'être resté avec eux dans la citadelle de Perpignan assiégée par les troupes espagnoles, alors que les officiers de l'Etat Major de l'Armée des Pyrénées-Orientales s'enfuient à Narbonne.
Le 02 février 1794, Luc Siméon Auguste Dagobert est réintégré dans l'Armée des Pyrénées-Orientales.
Le 29 mars 1794 il est nommé commandant de la division de Cerdagne pour attaquer l'usine de fusil de Camprodon.
Camprodon une ville pittoresque espagnol qui compte 868 habitants en 1793, avec son pont de pierres le Pont Nou dont la forme est celle d'un grand accent circonflexe enjambe la rivière Ter.
Le Ter rejoint le ruisseau Ritort et à sa confluence, le village se divise en 2 parties.
C'est une commune stratégique par son ouverture sur la vallée de la Ter qui rejoint les villages de Ripoll, Olot et Besalu et se découpent autour des hautes montagnes des Pyrénées.
Luc Siméon Auguste Dagobert ne reste pas longtemps dans le village de Camprodon à la recherche de l'usine de fusils qu'il ne trouve pas.
En représailles, il met le feu au village et il détruit la splendide abbaye Saint-Pierre appartenant aux moines bénédictins puis se dirige à la ville d'Urgell qu'il pille avec la complicité de ses fantassins.
Louis-Marie Turreau voit comment Claude Fabre et Raymond Gaston se déchaînent en voulant affirmer leur autorité sur les militaires.
Louis-Marie Turreau fait revenir Luc Siméon Auguste Dagobert De Fontenille de la Cerdagne espagnole, car il n'approuve ni le projet, ni la stratégie du conventionnel Claude Fabre pour conquérir la citadelle de Roses.
2 nouveaux adversaires, le typhus et la malaria multiplient le taux de mortalité.