Jacques Dugommier 9ème Commandant en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales.



Sa victoire fait de lui un conquérant qui galvanise les troupes pour reconquérir les territoires occupés par les espagnols.
Sa victoire sur les Anglais à Toulon retentit sur la nation,
10 jours se sont écoulés depuis la venue de Cumin Milhaud et Pierre Soubrany.
Quand arrive Jacques François Coquille Dugommier né le 01 août 1738 à Basse Terre en Guadeloupe, sur la sucrerie de son père, il prend le nom du bois "Du Gommier".
Son père originaire de Melun est anobli et sert le roi.
En 1717 à 9 ans, Jacques et son frère ainé Robert sont envoyés à Paris pour étudier à la pension Colin puis au collège d'Harcourt.
Montagnard depuis le début, il est le partisan de la révolution aux Antilles avec son frère ainé Robert-Germain Coquille.
A 12 ans, il entre comme cadet dans la compagnie des gentilshommes des colonies au port de Rochefort.
A l'école des cadets, les officiers apprennent les mathématiques, la fortification, l'artillerie, le dessin et l'anglais.
Il sort avec le grade de major, puis avec le grade d'enseigne, il participe à la guerre d'indépendance américaine.
1759 Il participe aux combats de la Guadeloupe contre les armées anglaises.
1762 Il est nommé commandant durant la guerre de Sept ans.
12 février 1765, il épouse Marie-Dieudonnée Coudray-Bottée.
14 décembre 1775,avec l'escadre du comte d'Estaing reprend Sainte Lucie.
10 avril 1780, reçoit la croix Saint Louis, il quitte l'armée en 1782.
1785 Jacques Coquille prend le nom révolutionnaire de Du Gommier; le nom du domaine forestier proche de la cafeyère de son père Germain Coquille dans laquelle il a travaillé planteur.
1792 Jacques Coquille revient en France qu'il adore, il veut se battre sur les bancs de la Convention Nationale sur un sujet qu'il connaît et maitrise bien l'abolition de l'esclavage comme député de la Martinique.
Nommé général de division, il rempile dans l'armée avec l'Italie comme affectation. Vite Jacques Coquille s'ennui sur les bancs de la Convention Nationale, le sujet de l'abolition de l'esclavage ne trouve pas l'enthousiasme de sa passion et il démissionne.
Elevé au grade de général de Brigade, il retrouve ses 2 compères Cumin Milhaud et Pierre Soubrany montagnards de la 1ère heure.
Le 16 mai 1793 en plein désespoir, Jacques Dugommier écrit à Jean-Baptiste Bouchotte nouveau ministre de la guerre. Dans son courrier, il déclare au ministre qu'il a sacrifié à la révolution sa famille, sa fortune et son patrimoine.
A ce titre, il veut placer ses 3 fils patriotes dans le 14éme régiment des iles de Martinique et de Guadeloupe.
Depuis qu'il a rejoint la révolution en métropole, il n'est pas employé et il demande justice au Comité De Salut Public qui peut l'envoyer partout où l'intérêt de la république l'exige.
Le ministère temporise ses ardeurs en le nommant général de brigade et en lui donnant une faible pension pendant que Jean-Baptiste Bouchotte démissionne le 26 mai 1793.
Le 27 décembre 1793, le Comité du Salut Public l'envoie commander l'Armée des Pyrénées-Orientales car Amédée Doppet est malade.
Jacques Dugommier accepte le remplacement du commandant en chef d'Armée.
Le 01 janvier 1794, avec 12 000 hommes venus de Toulon qui n'ont pas perçu les 100 livres d'indemnité de vainqueur. Il prend la route de Montpellier ou il s'assure que les fusils envoyés de Marseille sont arrivés.
Le 16 janvier 1794, il arrive à Perpignan avec ses compagnons d'arme.
Le 24 janvier 1794, Jacques-François Dugommier et Cumin Milhaud se rendent à Narbonne pour inspecter et surtout pour faire l'inventaire des dépôts militaires.
L'hiver 1793-1794 est si rude que le canal du Midi, ainsi que celui de la Robine sont gelés.
Les barques n'arrive pas à ravitailler en céréales les troupes en provenance des grands entrepôts de stockage de Narbonne.
Jacques-François Dugommier se rend sur les berges du canal du Midi pour obliger les péniches à acheminer le fourrage manquant à la cavalerie.
Jacques François Dugommier décide la création d'une usine d'arsenal de fusils à Toulouse. Il lutte contre l'égoïsme des fabricants de vêtements des troupes devant parvenir des départements de l'Aude ou de l'Hérault.
La logistique est insuffisante, Jacques François Dugommier réquisitionne des charrettes des villages de l'Aude et de l'Ariège.