La commune de Palau del Vidre est proche des 2 villes d'Elne et de celle d'Argelès.
Ces 2 campements sont des points stratégiques car les 2 armées ont pris position face à face.
Chaque mouvement de l'une ou l'autre troupe est constamment épié.
Palau del Vidre est à 15 km de la citadelle de Perpignan au pied des massifs des Albères à 120 m d'altitude sur une diagonale à 70 m de la voie Domitia, au sommet d'un triangle dont la base est la route d'Elne à Argelès.
Palau del Vidre, un joli village en haut d'une butte de 20 m où sont installés les moines chevaliers de Saint Jean de Jérusalem de l'ordre des Templiers qui ont bâtis une église en forme de tour clocher surmontée d'une architecture en fer forgé.
Au pied de cette église, la population s'installe en construisant des maisons.
Les Templiers rentabilisent, enrichissent et fortifient le bourg de Palau del Vidre.
Les moines  créent un château fortifié d'une citadelle qui devient leur commanderie.
Du château de nos jours, il ne reste plus que le palais et une partie de la citadelle.
Dans ce palais, les religieux installent leurs ateliers car l'industrie du verre se développe grâce à la présence de sable siliceux dans le lit du Tech et des forêts dans les Albères.
Cette industrie devient importante grâce à la proximité du marché d'Elne situé au carrefour des routes de l'Espagne et de la France.
En 1794, l'industrie du verre a complètement disparu de la commune.
Les maisons et les églises des Albères sont en ruines et les habitants les ont abandonnées.
Aucune route reliant le village n'est sure, des traquenards sont établis par les 2 camps afin d'empêcher les ravitaillements.
Le 17 avril 1794, Pierre, François-Charles Augereau est en opération de surveillance pour la bataille de Montesquieu dite "Bataille du Boulou" par le Quartier Général.
400 espagnols occupent le campement de Palau del Vidre sous les ordres de Jerónimo Girón Moctezuma, marquis Las Amarillas devenu provisoirement le commandant en chef de l'Armée de Catalogne puisque le général en chef Antonio Ricardos, malade est parti à Madrid accompagné durant le voyage par le comte De La Union pour se faire soigner et demander des troupes en renfort au roi Carlos IV.
Le 18 avril 1794 commence la bataille de Palau del Vidre.
Pour empêcher la progression des troupes françaises, le nouveau commandant en chef le marquis De Las Amarillas envoi le colonel Donadio se battre durant 2 h contre le front des fantassins de Pierre Augereau.
Au lieu de neutraliser la marche française en attaquant de front l'ennemi, Jerónimo Girón Moctezuma, marquis Las Amarillas commet l'erreur de dégager la colline du campement de Banyuls dels Aspres.
Le commandant en chef espagnol refuse le combat et se replie vers le village du Boulou.
Son Q.G. espagnol a l'extrémité de cette ligne de défense étendue, mal gardée.
Son erreur est que la division s'est coupée de la division d'Eugenio Navarro au port de Collioure et de la division portugaise du général John Skellater dans les forts du massif du Vallespir proche du col d'Ares.
Le général Jerónimo Girón Moctezuma, marquis Las Amarillas apprend la mort du commandant en chef Antonio Ricardos. Le général en chef attend chaque jour le retour de Madrid du comte De La Union.
Le Q.-G. espagnol s'aperçoit de la grave erreur du repli effectué par le marquis De Las Amarillas. A ce moment, la division de Pierre Augereau peut construire une chaussée sur le versant de Vilar pour établir une batterie sur les hauteurs du village d'Oms afin de couper les communication des troupes espagnoles.
Les généraux sont confrontés à 2 façons de faire la guerre :
  • La guerre de siège préconisée par les officiers sortis du génie est d'encercler les forts et les citadelles afin de contraindre l'adversaire à se rendre.
  • La guerre de mouvement préconisée par les officiers de cavalerie et les fantassins est d'attaquer en colonnes de trois lignes.
    Ces évènements se produisent de préférence la nuit ou lorsque les conditions atmosphériques sont les plus désastreuses pour créer la surprise et être moins vulnérable.
    La guerre de mouvement est efficace que si l'on crée une opération de reconnaissance auparavant.