Luc-Siméon, Auguste Dagobert né le 8 mars 1736 à la Chapelle-Enjuger dans la Manche en plein cœur de la Normandie, élevé par une famille noble occupant la seigneurie de la Bretonnière proche de Saint Lo.
Luc-Siméon Dagobert a 19 ans lorsqu'il s'engage sous le grade de lieutenant dans le régiment de Tournaisis qui est dissous pour intégrer le régiment Royal-Italien.
En 1775, en garnison à Toulon, le régiment Royal-Italien commence la tournée des places-fortes.
Durant la guerre de sept ans sous les ordres d'Armand-Louis De Biron, le Royal Italien fait la campagne militaire d'Italie.
La combativité Luc-Siméon Dagobert est exemplaire à Nice, sa bravoure est souvent citée dans les batailles d'Italie.
Le régiment Royal-Italien combat à Sospeillo au col de Bronns et au col de Négro sur la rive du Vésubia.
Cet officier est aimé de ses fantassins mais ses ambitions sont de traduire les consignes écrites par ses supérieurs en faits.
Luc-Siméon Dagobert apprend vite les tactiques des combats en altitude des fantassins qu'il met en application en 1793 avec sa division dans les ravins du Conflent et sur les sommets du Vallespir.
Le général possède une double personnalité difficile à comprendre avec un mélange de mensonge et d'absurdité, d'extravagance de l'affirmation et à son contraire par la déraison sur son appartenance royaliste.
C'est lui-même qui met en scène ses performances par la face cachée de ses massacres en tirant sur ses soldats volontaires qui s'enfuient sur le lieu des combats.
Luc Dagobert devient capitaine le 8 juin 1768 à 32 ans, un âge avancé pour un noble aussi le personnage militaire se vieilli volontairement de 20 ans auprès de ses fantassins pour montrer l'exemple d'un courageux vieillard qui affronte la montagne par le froid.
Une lâcheté cachée derrière le courage des hypocrites et des sournoiseries quand Luc-Siméon Dagobert connaît parfaitement le Roussillon, ou stationne le régiment Royal Italien en garnison à Collioure en octobre 1777 puis dans la citadelle à Perpignan.
15 ans avant, le 08 avril 1778, Luc-Siméon Dagobert demeure avec sa garnison dans la citadelle de Mont-Louis, il en connaît le moindre parapet et surtout les chemins des montagnes rocheuses qui surplombent la forteresse.
Il passe sous silence la connaissance des terrains de la forteresse de Villefranche du Conflent quand il reçoit en garnison dans ce lieu en 1778 les compliments et le titre de major de ses supérieurs De Grave et De La luzerne pour avoir servi avec distinction le roi.
En août 1780, Luc Dagobert De Fontenilles se marie avec Jacquette Pailhoux-Cascatà importante noblesse de l'Aude, de la grande seigneurie de Cascastel, ou son grand-père Joseph Gaspard conseiller du roi à Perpignan gère les bureaux des finances de Montpellier.
Son père Gaspard obtient la concession dans le massif des Corbières des mines de fer prés de Lagrasse dans l'Aude sur le lieu "l'illiate" qu'il offre comme dote à sa fille Jacquette lors de ces noces.
Luc Dagobert, maître des forges, fonde la société des mines du Razès avec l'association de son cousin, Jean Pierre Duhamel, commissaire des mines et des forges du roi Louis XVI.
Les forges au grau de Padern sont approvisionnées en minerai de fer mais le manque d'eau de la rivière Verdouble qui alimente les forges freine la production puis l'activité ralentie par le manque de charbon de bois.
Luc Dagobert nommé major tente une transaction qui échoue pour vendre son activité aux administrateurs de la fonderie du Creusot Périer et Wendel, administrateurs de la fonderie Royale d’Indret.
Luc Dagobert donne procuration à son épouse Jaquette afin qu'elle gère les forges avec son cousin Jean Duhamel et son associé Louis-Charles Peltier.
Les 2 sociétaires viennent d'acheter la mine de Segure qui se situe entre les communes audoises de Tuchan et de Quintillan pour exploiter la houille et alimenter les forges qui fabriquent des ferrures pour l'agriculture.
Le 1er mars 1788, le roi supprime le Royal Italien pour créer les chasseurs royaux du Dauphiné et les chasseurs du Roussillon.
Luc-Siméon Dagobert quitte le régiment des chasseurs royaux du Dauphiné et il revient en Normandie dans son château à St Lô au sein de sa famille.
Nul ne se doute qu'il devient le libérateur de la Cerdagne française.
En 1789, il se rallie comme officier royaliste aux armées de Louis-Philippe d'Orléans comme colonel à 56 ans sous le commandement du général Biron duc De Lauzun.
En 1792, l'association de Luc-Simon Dagobert au jeune général Louis-Charles De La Motte-Ango, marquis De Flers fait des miracles.
Les 2 généraux enchainent ensemble les victoires dans les Ardennes.
Luc-Siméon Dagobert est nommé colonel au 51ème régiment d'infanterie dans l'Armée d'Italie qui au même moment est muté dans l'Armée des Pyrénées-Orientales sous le nom de 12ème bataillon des chasseurs du Roussillon.
Avec lui de l'Armée d'Italie, des officiers supérieurs arrivent en renfort, le colonel Jean De Massia, le colonel Eustache Daoust, l'adjudant général Gaspard Giacomini et Etienne Baude pour relever le défit de stopper l'avancée espagnole du commandant de la Catalogne Antonio Ricardos.
Le 14 mai 1793,quand le général Louis-Charles De La Motte-Ango, marquis De Flers prend le commandement en chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales, il intègre au sein de son Quartier Général les services de son compère Luc-Siméon Dagobert qui vient d'obtenir le grade de général de division pour diriger la division droite durant la bataille du Mas Deù entre les villes d'Elne et de Thuir.
La bataille de la métairie Deù est confondue par les écrivains à la bataille de Trouillas qui se déroule quelques jours après.
La commanderie des Templiers du mas Deù prononcé "Déou" construite en 1129 après le concile de Troyes est un prieuré cistercien.
L'édifice fortifié est bâti au sommet d'une colline de 108 m de haut à la forme d'une bâtisse rectangulaire avec des murs longs épais de 20 m et larges de 7,50 m faits de galets en épi flanqués aux angles par 4 tours de vigie.
La renommée de la plus vieille commanderie de Catalogne sous la règle de l'ordre religieux-militaire du Temple du marquis d'Albon dont sont issus les dignitaires et les commandeurs a traversé la frontière du Languedoc.
C'est une défaite.
Son erreur de stratégie est de n'avoir à aucun moment durant les combats relié l'une des 2 divisions.
Ni celle du centre aux ordres du marquis De Flers qui ne peut pas lancer son attaque, bloquer sur sa zone par des longues, profondes brèches et par des failles raides.
Ni la division gauche aux ordres de Claude Souchon De Champron en retard sur le lieu de combat.
Luc Dagobert dont l'évolution de sa carrière militaire dépend de la victoire de la bataille applique les consignes écrites du Quartier Général, il ne quitte pas sa position, à ce titre, il est nommé au grade de général divisionnaire ainsi que Pierre Sauret qui est promu colonel.
Le 04 aout 1793, quand la garnison française des chasseurs du Roussillon en garnison dans la forteresse de Villefranche du Conflent ouvre ses portes aux Espagnols, Luc-Siméon Dagobert fait parti du quartel des officiers complices qui piège leur chef supérieur Louis-Charles De La Motte-Ango, vicomte De Flers pour le destituer et le conduire à la guillotine.
Le 28 aout 1793, durant les attaques au col de la Perche Luc-Siméon Dagobert part de la citadelle de Mont-Louis car le général connaît le terrain et le relief par cœur depuis qu'il a été en garnison en 1777 avec le régiment Royal Italien.
Luc-Siméon Dagobert ne commet pas l'erreur de la forteresse de Villefranche du Conflent, il démontre avec bravoure ses connaissances sur les routes et le relief.
Le 12 septembre 1793, les instructions maladroites des représentants du peuple renvoient le général en chef, Luc-Siméon Dagobert en Cerdagne.
Le général en chef est absent lors de la bataille de Peyrestortes et l'éclipse du triomphe de la seule victoire française de 1793 et cela contrarie ses ambitions de commandement dans les clubs militaires.
Luc Siméon Dagobert envieux, descend le lendemain fou furieux du massif du Cerdagne.
Il est exaspéré contre les 3 représentants du peuple qui confient pour la 2ème fois le commandement en chef provisoire à Eustache, Charles Daoust, le vainqueur de la bataille de Peyrestortes.
Ce 18 avril 1794, les fantassins de la Cerdagne sont orphelins de leur général et l’Armée des Pyrénées-Orientales fait le deuil de son stratège.
Luc-Siméon, Auguste Dagobert meurt suite à une longue fièvre qu'il a contracté il y a plusieurs mois à la suite d'une épidémie, la même qui tue le commandant en chef de l'Armée de la Catalogne : Antonio Ricardos.
Le général Luc-Siméon Dagobert décède à Puigcerdá, un charmant village de montagne espagnol à plus de 1 200 m d'altitude qui compte 3 458 habitants en 1794.
C'est à Puigcerdá la capitale de la Cerdagne à la confluence des rivières el Carol et el Ebre, un charmant village en Espagne, au Nord-Ouest de la Catalogne, traversé par la rivière du Sègre.
La ville de Puigcerdá est proche du bourg français d’Enveitg et du village de Bourg-Madame aux pieds des 2 225 m du Roc Roig.
3 de ces prestigieuses et importantes campagnes dans l’Armée des Pyrénées-Orientales sont légendaires.
    Victoire durant la bataille du col de la Perche du 27 au 28 août 1793.
    Il prend possession des villages espagnols de Puigcerdá, de Bellver et de Seu d’Urgell à 45 km de la frontière française.
    Les fantassins français sous ses ordres à Puigcerdá détruisent l'église Santa-Maria sur la grande place Major et brulent l'église Sant Domenèc installée derrière le couvent des Carmélites.
    Cette expédition est l'application des 3 pages du rapport secret adressé par le général Mathieu De La Houlière, avant la déclaration de guerre.
    Le 4 septembre 1793, il déloge l’armée espagnole durant la bataille de Canaveilles et libère le village de Villefranche du Conflent en prenant possession de sa citadelle.
    Le 17 septembre 1793, il devient l'acteur absent de la victoire de Peyrestortes.
L'unique presse "L’avant-garde de l’Armée des Pyrénées-Orientales" de Pourtet et Julia ne fait aucun état de sa mort en avril 1794, pourtant le journal est l'instrument de la propagande militaire que les soldats aiment lire.
Son contenu ne parle que des combats des français et de la libération du territoire national.

Lisabuzz.com Parle de 1793-1795 GUERRE DE LA CONVENTION CONTRE L'ESPAGNE :

N'y allons pas par 4 chemins, 1793-1795 GUERRE DE LA CONVENTION CONTRE L ESPAGNE est proprement hallucinant.
D'un point de vue esthétique, ce blog est soigné, propre et d'un gout très sûr.
D'un point de vue littéraire, il mériterait l'équivalent du prix Goncourt du Web.
Chaque matin, je brûle de lire les textes splendides.
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