Le roi efface dans sa cour plusieurs banqueroutes princières.
Le roi regne dans un pays ou le catholicisme est une religion d'état.
L'église organise la société.
La paroisse est la cellule fondamentale de la vie publique.
Les messes sont des moments de rencontres importants.
Les cérémonies religieuses rythment les ages de la vie et le temps au quotidien.
Cette dynamique politique et culturelle est très lourde creusent les insurmontables inégalités.
12 octobre 1789 Louis XVI a choisi Carlos IV comme chef de la seconde branche des Bourbons afin qu’il dépose une protestation solennelle contre les actes des révolutionnaires contraires à l’autorité royale.
La constitution de 1789 ne prévoit pas la destitution du roi.
En 1789 qui détient réellement l'autorité ?
La loi doit triompher du désordre, reste à établir l'équilibre des responsabilités.
Faut-il faire comme l'Angleterre instituer une chambre haute et une chambre basse ou sauvegarder l'originalité de la représentation nationale.
Le roi peut-il s'opposer à la promulgation d'une loi. A la réduction de ses pouvoirs, Louis XVI oppose l'inertie, il ne signe pas de textes adoptés à partir du 04 aout 1789.
Le 10 septembre 1789- 673 députés contre 325 se prononcent pour une chambre unique. Les votes dessinent les factions ou les "parties".
1791 La constitution est dirigée par 42 980 électeurs citoyens de grandes fortunes.
L'assemblée législative devient le rassemblement de la bourgeoisie dominée par les députés de la Gironde.
Les députés girondins espèrent qu'ils peuvent tirer des avantages de cette guerre qui est faite pour sauver et libérer Louis XVI, ainsi que la bourgeoisie
Pour une 1ère fois se dessine les 3 parties politiques nationaux qui perdurent de nos jours.
Les factions de la Gironde, de la Montagne et du Marais rendent une impossible union.
Le peuple reprend en main sa révolution en instituant les comités de surveillance pour débattre de la politique dans les clubs de réunions.
Ces clubs renouvellent leurs membres et diffusent une pensée patriote :
La nation et la révolution sont en danger.
15 juillet 1791, Antoine Barnave pose le véritable problème :
"...Allons nous terminer la révolution, allons nous la recommencer ?
" Un pas de plus serait un acte funeste et coupable,
" un pas de plus dans la ligne de la liberté serait la destruction de la royauté,
" un pas de plus dans la ligne de légalité serait la destruction de la propriété ..."

Le 24 août 1791, l'assemblée de Convention Nationale poursuit l'effort de mobilisation entrepris par l'Assemblée Législative et continue à créer des bataillons volontaires.
Le 06 décembre 1791, le départ inaperçu du comte Narbonne, ministre de la guerre est destitué le 09 mars 1792 avant la déclaration de guerre.
Pierre-Marie De Graves est nommé ministre de la guerre jusqu'au 08 mai 1792
Le 18 décembre 1791, sur le banc le plus élevé à gauche, Maximilien Robespierre lance une interrogation aux Jacobins :
"... Quelle est la guerre que nous pouvons prévoir ? Est-ce la guerre d'une nation contre d'autres nations, ou d'un roi contre d'autres rois ? Non. C'est la guerre des ennemis de la révolution contre la révolution française.
"Les plus nombreux, les plus dangereux de ces ennemis sont-ils à Coblentz ?
Non, ils sont au milieu de nous...".

Le 30 décembre 1791,Jacques Brissot à droite s'adresse aux députés jacobins.
"…... Le moment est venu d'’une autre croisade.
" Une croisade de liberté universelle..."

Jacques Brissot, député girondin, souhaite une guerre symbolique constituée par un jeu d'alliances entre nations monarchiques.
La victoire des royaumes monarchiques coalisées doit remette Louis XVI sur le trône de France.
3 fronts de guerre sont ouverts :
  • La révolte fédéraliste
  • Le péril vendéen.
  • L'offensive des coalisés de la "Guerra Gran" : celle de l'Espagne et celle du Portugal.
Avec des objectifs différents mais un seul même résultat :
Détruire la 1ère république.
Le consul de France à Barcelona Jean-Baptiste Aubert, 62 ans, met au courant à plusieurs reprises les autorités roussillonnaises sur les mouvements des navires espagnols.
Puis il écrit de nombreux courriers sur le débarquement des troupes militaires espagnols en Catalogne.
Jean-Baptiste Aubert quitte le 08 avril 1793 la capitale catalane Perpignan pour se retirer avec sa famille à Fitou (Aude).
Le 16 avril 1792, le roi Carlos IV exige que les ressortissants français ne restent plus dans le royaume d'Espagne.
3 jours sont accordés aux migrants français de vendre leur bien avant leur départ par terre ou par mer.