Au bourg Sant Sebastiá de la Muga, à 3 km du village de Sant Llorenç de la Muga est construite la redoutable usine d'armement qui fait office de fonderie et qui tourne à plein régime.
Le seul inconvénient c'est que cette usine se situe prés de la frontière.
A la Junquera au blocus de la forteresse de Bellegarde, Catherine-Dominique Pérignon proteste contre le comportement d'Augereau et ses hommes qui ne participent pas au siège du fort.
Charles Augereau abuse de son indépendance et de sa liberté de manœuvre de chef pour s'installer à la fonderie de Sant Sebastiá.
Loin de la route principale de Pont de Molins proche de la frontière, il s'est isolé dans la montagne aux flancs abrupts prés de la Muga aux fonds des gorges profondes de Terrades et sur les sentiers et les précipices de la sierra Santa Magdalena.
Luis Fermin de Carvajal, chef de l'Armée de la Catalogne doit libérer les espagnols assiégés à la forteresse de Bellegarde et apprend par ses espions que la réponse du Comité du Salut Public est de détruire la fonderie, il se sert du prétexte de reprendre l'arsenal pour effectuer une diversion.
La décision du Comité du salut Public notifie à Charles Augereau sa destruction :
" Nous pensons, citoyens, chers amis, qu’il faut vous hâter de détruire entièrement la grande fonderie de Sant Llorenç de la Muga, après avoir retiré tous les armements, la fonte, les modèles et épargner les ouvriers“.

Charles Augereau abuse de son indépendance et de sa liberté de manœuvre de chef pour s'installer à la fonderie.
Loin de la route principale à Pont de Molins tracée par les militaires français, il s'est isolé dans la montagne aux flancs abrupts, prés des torrents au fond des ravins profonds et sur des sentiers suspendus au dessus de précipices.
La Muga fait un demi-cercle et contourne la sierra Santa Magdalena par les gorges de Terradas ou coule le Rissec affluent de la Muga.

Sur le site du blocus de la forteresse de Bellegarde, Catherine-Dominique Pérignon proteste contre le comportement d'Augereau et ses hommes qui ne participent pas au siège du fort.

Lluis Fermin de Carvajal, comte De La Union, chef de l'Armée de la Catalogne doit faire diversion pour libérer les espagnols assiégés à la forteresse de Bellegarde.
L'isolement de Charles, Pierre-François Augereau et de ses 6 000 hommes, loin du quartier général va servir d'amorce.
Leur fragilité ne fait aucun doute. Le comte De La Union va exécuter son plan compte tenue de la faiblesse et de l'éloignement des troupes françaises, il est persuadé de les écraser.
Pourquoi son armée ne va-t-elle pas y aller directement ?
Son but n'est pas de battre Charles Augereau, mais son objectif principal est d'attirer l'armée de Catherine Pérignon du fort de Bellegarde.
Il veut se faire remarquer aussi il disperse ses troupes, pour attirer et faire sortir les troupes de Catherine Pérignon. du fort de Bellegarde.

Le 19 mai 1794, Luis Fermin de Carvajal, comte De La Union, réunit ses troupes sur le plateau de Llers et marchent vers la sierra Santa Magdalena et pour surprendre les hommes de Charles, Pierre-François Augereau.
7 colonnes marchent sans se dissimuler des français, chaque colonne a reçu un ordre :
  • 1ere colonne, doit attaquer Sant Llorenç de la Muga.

  • 2eme colonne, doit défendre la fonderie de Sant Sebastiá de la Muga.

  • 3eme colonne, doit sauver le village de Terrades.

  • 4eme colonne, doit libérer le bourg de Darius et rejoindre la 2eme colonne.

  • 5eme colonne, doit se glisser entre la rivière Muga pour protéger la fonderie.

  • 6eme et 7 eme colonne, doit empêcher le renfort des troupes de Pérignon venant de Darnius.


Charles Augereau décide d'occuper le point le plus haut de la sierra Santa Magdalena à 1 520 mètres avec les 4 compagnies de la brigade Bon.
Le général Jean-Joseph Guieu bivouaque avec 4 bataillons sur la rive droite de la Muga.
En avant sur le coté Est du village de Sant Llorenç, Guillaume Mirabel se tient à la fonderie, ses tentes sont éparpillées jusqu'au pont de Sant Sebastiá de la Muga.
A gauche commence les premiers postes avancés du général Catherine-Dominique Pérignon au village de Darnius.
Darnius vivent 363 habitants est une commune riche qui s'étire sur 35 Km2 au pied du massif accidenté des Albères et des Salines recouvert de bois de chênes liège et de pins sur la route qui mène au village de Maçanet de Cabrenys par le passage de l'ermitage de Sant Esteve de Llop.
Autour 30 mas vivent de la culture des champs d'oliviers, des céréales, des vignes bordant au Sud la vallée du ruisseau l'Arnera à la confluence avec la rivière La Muga.
Le Llobregat coule à l'Est de la commune.
Darnius se situe à droite de la rivière Ricardell.
L'artillerie espagnole partie à 3 heures du matin, marche à travers les ravins de Terrades, se font remarquer des français pour atteindre la Sierra Santa Magdalena. Ce sommet domine toute la vallée de la Muga permettant de surveiller le village de Sant Llorenç et l' usine d'armement de Sant Sebastiá.
Les espagnols escaladent la montagne et sur la route attaquent les deux bataillons du général Lemoine sur la rive droite de la Muga.
Les colonnes espagnoles situées au village de Darnius bloquent l'accès les renforts de 3eme brigade française pour éviter de rejoindre la zone des combats, toute la journée les deux armées vont s'affronter.

Au matin, les cavaliers du général Juan Curten reprennent le bourg de Terrades et la montagne Santa Magdalena puis se précipitent sur les français occupant la forge et au même instant une colonne de cavaliers arrivent du village de La Junquera passent à l'attaque par le versant nord de la Santa Magdalena.

Lorsque les troupes de Guillaume Mirabel aprés 8 heures de combats sous le soleil arrivent sur la gauche de Sant Sebastiá de la Muga, les deux garnisons de l'usine montrent moins d'audace que la population à se défendre.
Ils mettent le feu aux réserves de munutions et se sauvent avant l'explosion de la fonderie.
Le haut-fourneau et les immenses soufflets hydrauliques sont totalement détruits.
Les bâtiments des ouvriers et des militaires sont épargnés.
La destruction de la fabrique est un acte prémédité.

Vu le déroulement des combats, Lluis Fermin De Carvajal, comte De La Unión, vers 15 heures ordonne à ses troupes de cesser le combat et de se replier à Camprodon et à Espolla en abandonnant le village de Terrades.
Une vision de massacre frappe les militaires, les ravins sont jonchés de cadavres et les rochers de la sierra de Santa Magdalena sont teints de sang et une puanteur dû a la forte chaleur monte de la rivière de la Muga, ou les corps sont amoncelés sur les rives.
Un carnage provoqué par les troupes françaises qui ne doivent plus faire des prisonniers espagnols, suite à la non application du pacte du Saint-Elme de Collioure.

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