Leurs combats sont entre l'exaltation et la lassitude, entre l'accord et la contradiction.
Nul ne souhaite y mettre un terme.
Un rêve insensé est né en province, donner la parole au peuple.
Paris vue des Pyrénées-Orientales fait peur, c'est le tombeau des guillotinés de la nation.
Les événements du 10 aout 1792 puis du 24 juin 1793, en raison du délai de 3 semaines des dépêches font que les scènes sont connues après qu'elles ont lieu.

La Convention Nationale n’a pas inventé les droits de l’homme.
Lors de leurs rédactions le 26 aout 1789, la révolution puise et s’inspire des réformes protestantes d’Angleterre qui repose sur les droits naturels, la liberté individuelle et l’égalité devant la loi qui est au cœur de la vie.
4 principes amènent d’inévitables interrogations ?
  • Les droits des biens communs s’étendent-ils aux communautés juives et protestantes ?
  • Les droits peuvent-ils être appliqués aux peuples opprimés de la Catalogne ?
  • Les droits de citoyennetés sont-ils équitables aux hommes de couleur dans les colonies ?
  • La discorde sur le vote des droits contre l’esclavage va-elle s’appliquer ?

  • En janvier 1793, les girondins plus nombreux considèrent que la Constitution de 1791 doit être modifiée.
    C’est un nouvel affrontement entre girondins et montagnards imprégnés des idées de Jean-Jacques Rousseau.
    Retournement de situation, la déclaration des droits voulue par les girondins est conçue par les montagnards le 24 juin 1793 plus représentatifs à ce moment là et ils veulent déjouer les accusations de dictacture lancée par la Gironde.
    La déclaration insiste sur les droits à l’existence et sur le bonheur commun.
    Incroyable, dans les nouveaux textes l’égalité passe devant le mot magique liberté.
    Les droits à la propriété, au travail, à l’éducation, à l’insurrection sont formulés.
    Les 35 articles de la Déclaration des Droits du 24 juin 1793 ne sont jamais appliqués car la gravité de la situation conduit à différer les textes jusqu'à la paix. Le combat républicain ne peut pas l'oublier.

    Jacques Dugommier se fait soigner à l'hôpital dans l'Aude, blessé à l'épaule et au bras gauche lors des combats du fort Saint Elme à Collioure.
    Jacques Dugommier est surtout atteint moralement par ses erreurs de stratégie.
    La Convention Nacionale interprète des erreurs d'opérations lors de la bataille du Boulou qui a eu lieu du 30 avril au 1 mai 1794 et reproche au commandant en chef d'Armée Jacques Dugommier deux manquements dans sa stratégie :
  • N'avoir pas employé les bataillons de réserve de montagne en Cerdagne, "les miquelets" durant les combats.
  • N'avoir pas su lors de l'évacuation du département du 01 mai 1794, traquer l'Armée de la Catalogne en Espagne.

  • Mai 1794, depuis 20 jours des pluies torrentielles et des vents violents immobilisent les 2 armées dans leur campement.
    La boue rend les chemins impraticables dans le département.

    Le prochain objectif de Jacques Dugommier et de l'Armée des Pyrénées-Orientales est la récupération de la forteresse de Bellegarde.
    Il reçoit l'ordre de la Convention Nationale de pénétrer et de coloniser la Catalogne pour la réunir à la France et en faire une république identique.
    Des milliers textes des Droits des Hommes sont traduits en Catalan et en Espagnol pour être distribuer et afficher dans les places des bourgs.
    La propagande révolutionnaire familiarise la population catalane méfiante à des mots nouveaux dans un climat de crise :
    Nation, liberté, égalité, patriote.
    Louis XIV et Richelieu ont osé mais n'ont pas réussi à fusionner les 2 pays France-Espagne, seul Charles Quint réalise cette prouesse.
    Jacques Dugommier sait que créer une république en Catalogne est projet compliqué, surtout que les pourparlers de paix entre les pays n'ont pas eu lieu, que les rapports avec son homologue espagnol, Lluis Fermin de Carvajal, comte De La Union sont restreints et tendus à cause des commissaires du peuple.

    L'Espagne a une agriculture florissante, les champs sont couverts de moissons, les prairies bien arrosées où paissent des troupeaux d'ovins.
    Le littoral est planté d'oliviers et de vignes.
    L'industrie espagnole est puissante, le sol regorge de minerai de fer, de plomb, de talc, même de l'or.
    Les fabriques espagnoles de charbons, de cuir, de draperies sont très actives.
    Les villes sont luxuriantes et bien protégées par des citadelles occupées par des garnisons et des dépôts d'armes.
    Le somatent est toujours armé. Les armes font parties de sa vie et il l'utilise lors des rebellions et des émeutes.
    Il forme rapidement des groupes armées.


    En Espagne, un débat s’ouvre au conseil d’Etat sur le bien fondé de la poursuite de la guerre.
    Cette guerre est couteuse et les succès remportés par les Français mettent la monarchie espagnole en péril.
    La politique de continuer la guerre, divise Pedro Pablo Abarca Bolea, comte d'Aranda et Manuel Godoy, ministre favorable à cette guerre. L'Espagne en crise n’a plus l’unité de coalision favorable en temps de guerre.
    L’Angleterre tire de nombreux avantages de cette guerre.

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