" J'’ai été tenté de dire : la liberté est perdue".
" J'’ai jeté ensuite mes yeux sur le peuple et j'’ai dit :"
" La liberté est sauvée".
Le 09 juillet 1792. Maximilien Robespierre-Au club des Jacobins.



Le 9 thermidor s'engage à conserver les mêmes personnes à la tête de la Convention Nationale en mettant fin à la terreur.
La chute de Maximilien Robespierre marque une nouvelle ère avec le vote de la loi du 8 brumaire An III -29 octobre 1794 qui met en accusation les députés.
Mais de report en report, cette loi ne sera jamais mise en application.
La république se flatte de ses succès à l'étranger et des progrès par Hoche sur la pacification de la Vendée.
Les Crétois, fidèles montagnards de conviction se réveillent avec des tentatives d'intimidations mais sont étouffées suite à la vigueur des antijacobins plus nombreux qui manifestent contre et occasionnent des troubles dans l'assemblée de la Convention Nationale.
2 nouveaux représentants du peuple Pierre Delbrel et Jean Vidal remplacent Cumin Milhaud et Pierre Soubrany qui partent le 12 septembre 1794.
Ils ont terminé leur mission principale de terroriser et ne sont pas intervenus dans les stratégies militaires de l'Etat Major de Jacques Dugommier.
Les deux nouveaux représentants sont munis des pleins pouvoirs et s'appuient sur le soutien des comités de surveillance et du club de la Société populaire de Perpignan.
Pierre Delbrel, né à Moissac le 01 juillet 1764, avocat à la cour de Montauban.
En 1791, il devient procureur de la commune de Moissac, dans le Tarn et Garonne.
Prit par sa passion de liberté, il démissionne de ses fonctions et s'enrôle dans les armées de la république.
Il siège en tant que militaire comme député du Lot à la Convention Nationale. Sa conduite au sein de cette assemblée est modérée.
Durant le procès de Louis XVI, Pierre Delbrel vote pour le bannissement et la mise en sursis du roi après sa condamnation.
En avril 1793, il effectue sa première mission auprès des Armées du Nord et des Ardennes.
Il contribue à délivrer Dunkerque assiégée par les anglais. Il fait venir des renforts pour libérer Cambrai et Bouchain.
Le 08 septembre 1793, Pierre Delbrel participe à la victoire française de la bataille d'Hondschoote contre les armées autrichiennes et anglaises.
Hostile à Maximilien Robespierre.
Sa nouvelle mission dans l'Armée des Pyrénées-Orientales est de résoudre le problème du ravitaillement demandé par Jacques Dugommier, car ses deux prédécesseurs l'ont toujours été confronté et ne l'ont pas résolu.
Jean Vidal, né à Orthez d'origine Basque en 1731, avocat puis procureur des Basses-Pyrénées.
Nommé député des Basses-Pyrénées en septembre 1793.
Hostile à Maximilien Robespierre.
Il reçoit le 06 septembre 1794, une nouvelle mission intégrer l'Armée des Pyrénées-Orientales.
Il fait parti du conseil des Cinq-Cents à la fin de la guerre contre l'Espagne.
Les demandes du général en Chef de l'Armée des Pyrénées-Orientales, Jacques Dugommier, se font plus exigeantes et menaçantes. La situation à évoluer, les hommes et les chevaux sont en Espagne.
Les militaires se comportent comme dans un pays conquis, ils fauchent les champs de céréales et s'accaparent les terrains maraichers.
Jean Vidal en accord avec son collègue Pierre Delbrel se rend un mois après son arrivée, le 19 octobre 1794 à Narbonne afin de vérifier les réquisitions de vivre et de fourrage.
En 1794, Narbonne est la plaque tournante des ravitaillements pour l'Armée des Pyrénées-Orientales avec ses immenses entrepôts où convergent les routes de Montpellier, Béziers et Toulouse. Le port d'Agde et le canal du Midi sont les centres nerveux des approvisionnements. Les entrepôts sont très mal gérés, les abus et les négligences sont nombreux.
La durée pour ravitailler en charrette, Narbonne jusqu'au village de La Junquera est de 6 jours, soit environ 30 Km par jour.
L'Armée des Pyrénées-Orientales cantonnée en Espagne, se sent isoler de la république, les hommes se disent incompris. Les commissaires de la Convention Nationale s'emparent de l'administration et de la justice militaire, ils donnent des moyens financiers aux généraux qui s'autorisent à payer eux-mêmes leurs soldats ce qui les rendent indépendant du pouvoir civil.
28 vendémiaire An III, Jean Vidal est à Nimes pour obtenir des chaussures pour ces troupes lorsqu'il tombe malade. Il est hospitalisé à Nimes et confit sa tâche à Simon Peschaire l'agent national du District de Nimes, se rendre à la commune affranchie de Lyon.
Simon Peschaire va à Lyon pour réclamer des grains et du fourrage aux représentants du peuple Louis-Joseph Charlier et Pierre-Pomponne-Amédée Pocholle. Lyon est une ville sous la disette et manque de nourriture.
Pierre Delbrel apprend que son collaborateur Jean Vidal est malade et que sa situation devient inquiétante.
Pierre Delbrel est vite surchargé de travail, il demande à la Convention Nationale dès le 24 vendémiaire An III, un nouveau représentant du peuple pour remplacer Jean Vidal.
07 novembre 1794, deux nouveaux conventionnels sont envoyés pour soutenir et soulager Pierre Delbrel dans l'exercice de ses fonctions.
Il s'agit de Joseph-Etienne Projean et Jean-François-Marie Goupilleau De Fontenay.
Jean-François-Marie Goupilleau De Fontenay, né le 25 juillet 1753 à Apremont sur Vie en Vendée.
Noble de naissance, il exerce le métier de notaire à Montaigu et milite dans sa région en contradiction avec son éducation,
Il traque et poursuit les prêtes, les nobles et les immigrés.
Il intègre et se distingue dans le régiment de dragons. Absent, Il vote par écrit la mort du roi Louis XVI.
Le 09 mars 1793, les élus des départements du Loir et Cher, ainsi que l'Indre et Loire le charge de recruter grâce à ses connaissances militaires et à mettre en application la loi de la levée des 300 000 hommes au cœoeur de ces deux départements.
Lui aussi est hostile à Maximilien Robespierre, même s'il approuve sa politique.
Joseph-Etienne Projean est né le 25 décembre 1752 à Carbonne en Haute Garonne.
Riche propriétaire fermier, il est avocat, il se présentera comme député et va influencer la politique de son département.
Joseph-Etienne Projean est déjà venu fin juin 1793, au commencement de la guerre contre l'Espagne dans l'Armée des Pyrénées-Orientales. Il a mis tout en œœuvre pour arrêter, condamner et faire exécuter le général De Flers bien qu'innocent. Il effectue son retour.
C'est pour cela qu'il ne vous est pas inconnu.
Hostile à Maximilien Robespierre.