Sources : "Catalunya i la Guerra Gran." Fabregas Roig-Tarragona 2000.


La principale raison d'un dialogue de paix est que la guerre se prolonge au-delà des prévisions et entraine le royaume d'Espagne à la ruine.
C'est mi-juin 1794 et non le 25 septembre 1794 que le commandant en chef le comte De La Union ouvre officiellement les négociations de paix entre l'Espagne et la république française et se résout à passer par-dessus d'impossibles obstacles.
Les correspondances du commandant Lluis Fermin Carvajal comte De La Union établissent le déroulement des tentatives démesurées d'une réconciliation.
Quel est la situation ?
La Pologne élabore la 2ème constitution après les Etats-Unis. Les privilèges des aristocrates menacés s'opposent aux réformes et font appel aux armées russes, prussiennes et autrichiennes qui détruisent l'Etat de Pologne.
L'Angleterre atteint son objectif à Toulon détruisant l'arsenal et la flotte française en Méditerranée avec la complicité des navires espagnols.
La marine anglaise par sa suprématie des mers convoite les colonies d'Amérique.
L'Angleterre lie l'Espagne par l'attribution d'emprunts considérables pour la continuation des hostilités.
En Espagne, Pedro De Bolea comte d'Aranda est emprisonné pour avoir dénoncé devant le roi Carlos IV que cette guerre contre la France est inutile, qu'elle appauvrit les 2 nations pour glorifier l'Angleterre qui en tire que des avantages.
Manuel Godoy admet les démarches de paix pour la 1ère fois, se dérobant aux directives de l'Angleterre pour éviter les plaintes et les vengeances.
Manuel Godoy écrit au comte De La Union :
"Je suis tellement gêné par les procédés de l'Angleterre qu'ils m'obligent à faire ce pas à son insu je dois devancer et empêcher le résultat des négociations qu'elle a ouverte avec le comte d'Artois et le régent dans le but de se mettre en possession des iles françaises et de nous jouer le tour dès qu'il lui plaira en se retirant indirectement de la coalition."
En France, la république ne fait pas mystère sur ses intentions à l'égard des puissances coalisées non pacifiques.
Bertrand Barère déclare le 3 pluviôse an II (22 janvier 1794) que le pays n'accordera "ni paix, ni trêve, ni armistice aux tyrans coalisés".
Le 9 thermidor An II, ce même Bertrand Barère promet une vie nouvelle par une adroite manipulation de rumeurs et d'angoisses.
Fausse rupture, vrai dérapage, la monarchie des Bourbons n'est plus possible.
Le dauphin dans la cellule du Temple a été substitué, remplacé par un faux Louis XVII.
L'enfant prisonnier devenu un autre enfant rend impossible l'échange.
Cette énigme bloque chaque pourparlers de paix qui traine en longueur.
La rumeur d'écarter le prestige grandissant du dauphin auquel se rallie les royalistes qui veulent briser la 1ère république.
Une seule solution supprimer le faux Louis XVII au Temple.
Sur le front, l'Armée de la Catalogne multiplie les défaites et l'Espagne voit la victoire de cette guerre contre la France lui échapper.
Amédée Doppet et Etienne Charlet en Espagne mettent le feu dans les comarques del Ripollès à la ville de Campredon.
Le refus d'exécuter la convention de la capitulation de Collioure par le comte De La Union et la cour de Madrid rendent la réconciliation difficile.
La forteresse de Bellegarde est encore durant 2 mois au pouvoir de l'Espagne.
C'est un obstacle infranchissable à toute tentative de pacification, aux termes de la constitution du 24 juin 1793, article 121 "…le peuple français ne fait pas la paix avec un ennemi qui occupe son territoire."
Manuel Godoy fait du comte De La Union son intermédiaire et son ambassadeur.
Le roi et son ministre posent pour négocier au commandant en chef des questions de diplomaties :
"…avec un régime révolutionnaire d'individus inconnus qui par leurs idées ne dépendent de personne seulement d'une assemblée investie qui par ses dispositions de loyauté nécessaire ne garantie pas les conventions internationales."
Au fur et à mesure des correspondances entre le comte De La Union et le commandant en chef Jacques Dugommier, les questions de diplomatie posées par la cour royale trouvent leurs réponses.
Une lettre expressive de Manuel Godoy non officielle adressée au comte De La Union, (Archives des ducs de Sant Carlos) décrit son état d'esprit.
"Qui a vraiment le pouvoir ? Est-ce la Convention Nationale, le Comité de Salut Public ou le peuple ? "
Manuel Godoy ne sait pas à quel membre du pouvoir prendre les informations,"…tellement que les hommes nouveaux apparaissent et cèdent rapidement leur place à d'autres plus obscurs."
"Jacques Dugommier le commandant en chef d'Armée est-t-il mandataire pour traiter les relations internationales ou est ce les représentants du peuple avec leurs attributions sans limites ?"
"Comment traiter avec eux ? "
"Les formes courtoises de la diplomatie de l'ancien régime sont incompatibles avec le style décontracté révolutionnaire qui mélange des épithètes criardes et des phrases insolentes."
Le 1er pourparlers de paix démarre durant le subterfuge de la capitulation du port de Collioure qui fait un parfait écran de fumée et dissimule les entretiens de paix.
Sur le terrain, la situation est contraire.
Les négociations tombent au pire moment puisque l'Armée des Pyrénées-Orientales décide de ne plus faire de prisonniers et reçoit la consigne d'une guerre à mort contre les traitres et les conspirateurs.
Le projet du cabinet de Madrid convie le comte De La Union à demander une entrevue avec le chef de l'armée française le général Jacques Dugommier.
Durant cet entretien le commandant Lluis Fermin Carvajal" lit la proposition de Carlos IV sans la lui remettre afin de ne laisser aucune preuve écrite."
Le comte De La Union exprime clairement sa pensée dans sa réponse à Manuel Godoy.
Il fait observer qu'une ouverture de négociations entre 2 généraux en chef est chose inaccoutumée mais il se déclare prêt à une entrevue puisque la cour lui demande mais que probablement Jacques Dugommier ne s'y prêtera pas.
Si contre son attente, Jacques Dugommier lui accorde l'entretien, il envisage d'aborder autrement les négociations avec le général en chef en s'appuyant sur des faits connus et faciles à prouver : "…l'Angleterre est un danger pour l'Espagne aussi bien que pour la France.
La paix entre leurs deux peuples est la première condition d'une résistance sérieuse à l'ennemi commun..."

Voici un extrait du texte en français écrit par Manuel Godoy retrouvé dans les archives des ducs de San Carlos envoyé par le comte De La Union :
"Général,

"Je n'interromprais pas les exploits continuels de nos deux armées, si je croyais par là diminuer l'idée de sa valeur et de ses forces et si la raison ne me faisait préférer un accord paisible aux maux de la guerre."
"Pénétré en même temps de l'amour réciproque de l'humanité et du devoir que m'impose le service du roi mon maître, je vous offre des moyens pour servir vos concitoyens et pour rendre votre nom célèbre dans les fastes de l'histoire."
"Écoutez donc la voix du plus sincère ami de la félicité publique, d'un homme qui est aussi éloigné d'une vaine ambition qu'il a été modéré dans les déclarations publiées au sujet du plan de la guerre."
"Vous ne douterais pas que ma conduite est celle d'un ministre intègre, d'un souverain juste et j'espère que vous me rendrez la justice de ne pas attribuer cette explication à peu d'énergie dans les circonstances présentes."
"Deux systèmes contraires ont été suivis par la France depuis qu'elle déclara la guerre à l'Espagne et aux autres puissances belligérantes, celui de s'ériger en république en conservant ses propriétés et de les garder par la force."
"Vous savez bien, général que les maximes de l'indépendance ne se consolident point avec les misères qu'entraîne la guerre et que tandis que vous serez occupés à la soutenir, vous ne pourrez jamais fixer l'heureuse époque, objet de vos vœux…"
"Vous ne voulez pas reconnaître les droits réclamés par la souveraineté et pourtant l'espoir de voir votre gouvernement libre se consolider est encore bien éloigné de vous et doit l'être tandis que les alliés ne mettront bas les armes."
"Vous sentez bien que le pays trop étendu que vous possédez n'a pas les limites naturelles qu'il faut pour la solidité d'un gouvernement dont il n'y a pas d'exemple sur le globe et que la division qui devra s'en suivre produira des guerres continuelles sur ses propriétés."
"Les moyens que vous employez sans cesse pour maintenir votre gouvernement vous démontrent combien il est difficile de rendre général votre système, même dans les lieux où vous exercez votre pouvoir suprême… "
En réalité, le ministre Manuel Godoy sonde les intentions du commandant en chef au sujet de ses ouvertures pacifiques.
Rapidement De La Union s'aperçoit que le général en chef Jacques Dugommier n'est pas libre de ses actions et encore moins de sa correspondance tellement la pression des commissaires de la république est importante, traitant le commandant espagnol de perfide et de félon.
Jacques Dugommier diplomate fait comprendre au comte De La Union qu'il a bien reçu son courrier et lu ces résolutions en lui faisant parvenir le décret de loi voté le 24 thermidor An II de tuer les prisonniers espagnols en raison de la non-restitution des prisonniers français lors de la capitulation de Collioure.
Jacques Dugommier quitte le front des combats et le comte De La Union renonce à leur entretien.
Le commandant en chef français part se soigner dans l'Aude à Ventenac au château de Victor Andréossy de ses blessures.
Il demeure dans l'Aude jusqu'au 29 juillet 1794.
Le 2ème projet de négociation démarre le 24 juillet 1794.
Manuel Godoy expose les détails au comte De La Union dans 2 lettres :
L'une officielle et l'autre confidentielle restée dans les archives des ducs de San Carlos.
Manuel Godoy suggère une transaction simple d'un système de gouvernement fondé en Amérique ou aux Antilles, d'une république dont l'Espagne se déclare d'ores et déjà la fidèle alliée et au besoin la protectrice.
Ce territoire français sera rendu au roi légitime Louis XVII et à ses partisans.
Le 30 juillet 1794, le comte De La Union répond avec sagesse aux lettres de Manuel Godoy par 2 lettres.
Dans la lettre amicale, (archives des ducs de Sant Carlos) le général espagnol est persuadé que le seul moyen pour l'Espagne de vivre en paix avec la république est de la reconnaître, ou tout du moins son gouvernement.
…"Si nous négocions avec les Français, partons de cette supposition qu'ils n'admettent jamais rien de contraire à leur constitution républicaine et aux principes qu'ils ont toujours défendus…"
Durant l'absence du commandant en chef dans l'Aude, le comte De La Union décide d'utiliser un messager pour transmettre les négociations de paix dans le campement français.
Son choix se porte sur Domingo Simonin qui par son emploi de payeur des prisonniers en Espagne est l'intermédiaire idéal pour ces fréquentes visites au Q. G. de Jacques Dugommier.
La cour de Madrid approuve ce projet et donne des nouvelles instructions pour son exécution.
Le comte De La Union convoque Domingo Simonin au château de Figueres et lui fait entendre "qu'il est temps de mettre fin à la guerre contre les Français" évitant toute discussion sur les conditions du traité et il lui demande de faire des trajets différents pour brouiller les pistes aux espions anglais.
Domingo Simonin déclare que les propositions de paix sont aussi les siennes, qu'il croit à la nécessité d'une prompte réconciliation et que le choix l'honore d'être le messager pour cette cause.
C'est le 3 août 1794 que le parlementaire arrive au poste de garde.
Le messager français Domingo Simonin est connu pour ses allers retours.
Au moment où il demande à parler au général en chef Jacques Dugommier de la part du comte De La Union, les sentinelles lui répondent par ses mots :
" Vas t en, dis à De La Union que nous le recevrons avec le canon et la baïonnette."
" Vas t en, envoyé d'une nation de traîtres, traître toi-même."
Les représentants Cumin Milhaud et Pierre Soubrany s'écrient au messager que toute communication est interrompue avec le Q. G. Espagnol suite à l'inexécution de la capitulation de Collioure.
Jacques Dugommier reçoit avec une attention extrême Domingo Simonin en présence de son Etat-Major.
Il est prudent, de nombreuses têtes de généraux sont tombées pour trahison avec l'ennemi.
Jacques Dugommier se prépare de lire à haute voix la correspondance.
Cette formalité évite les malentendus quand il aperçoit une 2ème lettre avec des feuilles d'olivier en marge insérées par Domingo Simonin.
Le commandant comprend rapidement qu'il s'agit d'une proposition de paix et il se retire.
Le seul fait de s'éloigner de ses officiers pour recevoir une communication des ennemis, l'expose aux défiances, aux délations et à leurs conséquences ordinaires.
Après la lecture, il confie la proposition secrète aux représentants témoins qui la transmettent à la Convention Nationale.
Le projet adapté de Manuel Godoy est un déplacement du roi Louis XVII dans un royaume formé par Haïti ou la Guadeloupe, qui doit séduire les membres de l'assemblée républicaine, mais au contraire provoque l'hilarité.
La proposition est rejetée.
Le Comité de Salut Public désigne Merlin de Douai pour former à l'improviste une section de négociation et de répondre en mélangeant dans le texte l'habilité et l'arrogance pour gagner du temps sur la manière de se débarrasser des prisonniers du Temple.
La semaine suivante une 3ème tentative est proposée au comte De La Union.
Jacques Dugommier confirme qu'il n'y aura pas de guerre à mort et lui demande des nouvelles de l'astronome français Pierre Méchain, chargé en Catalogne de déterminer la mesure du mètre en évaluant un arc du méridien entre Dunkerque et Barcelone.
Le comte De La Union n'exploite pas la correspondance pour écrire sur la paix, il informe qu'il a donné des instructions au président de l'Audience Royale de Barcelone sur la conduite à tenir à l'égard de l'illustre savant :
" J'ordonne à votre Seigneurie non seulement de le traiter avec honneur mais aussi de lui prêter son concours et même de l'assister pécuniairement s'il en avait besoin"...
Le 25 septembre 1794 Domingo Simonin se présente au Q.G. français sur le plateau espagnol de la Junquera porteur d'une dépêche de Manuel Godoy pour un 3ème projet de traité de paix souvent mentionné dans les livres d'histoire.
Jacques Dugommier entouré des officiers de son Etat-major accueille mieux que les fois précédentes Domingo Simonin.
Il faut dire que la forteresse Bellegarde a capitulé le 17 septembre 1794.
La reprise de la dernière des places françaises permet désormais de parler de paix.
Carlos IV se résigne à reconnaître la République à condition que le gouvernement ne régisse pas toute la France.
Sa proposition est de fonder un royaume séparé de la France républicaine établi dans les provinces limitrophes de l'Espagne détachées du reste du pays et formant un petit royaume où régnera Louis XVII et ses partisans royalistes.
Un état indépendant d'une France monarchique voisin immédiat d'une France républicaine.
Manuel Godoy stipule au comte De La Union que cet article est exigé en premier lieu est le minimum requis par l'Espagne à la république pour la sécurité et la dignité de la famille royale de France représentée par Louis XVII et sa sœur.
"Carlos IV soutien cette longue guerre, dans le but de remettre le jeune prince sur le trône de ses ancêtres.
"La réalisation complète sur le trône devenant impossible, il veut une réalisation partielle."

Ce royaume s'oppose à l'un des principes fondamentaux de la république par l'unité et à l'indivisibilité de la constitution française, ramène aux temps forts du fédéralisme.
Une habile rumeur perfide de la part des membres du Comité De Salut Public circule sur la proposition de Carlos IV qui veut par l'acquisition des provinces françaises limitrophes agrandir son propre royaume.
De La Union écrit à Manuel Godoy, le 26 septembre 1794.(Archives des ducs de Sant Carlos.)
"Les Français viennent de chasser leurs ennemis de toutes leurs frontières.
" Ils ont des armées nombreuses et aguerries pour toute la durée de la campagne."
" L'avantage leur est assuré ce n'est pas maintenant qu'ils renonceront au but qu'ils ont toujours poursuivi, d'établir la République sur l'étendue de leur territoire."

Le 07 octobre 1794, Jacques Dugommier reçoit des instructions précises de Merlin de Douai au Comité De Salut Public de reprendre les hostilités et de ne plus s'occuper des propositions de paix qu'elles seront traitées directement par les représentants en mission Pierre Delbrel et Jean Vidal puis remises aux membres du gouvernement.
Le 27 octobre 1794, Manuel Godoy réunit le Conseil d'Etat pour expliquer la situation du royaume
Le comte De La Union dans sa lettre du 2 novembre 1794 explique à Manuel Godoy que la constitution d'une royauté sur le territoire français à côté d'une république ne permet pas de calmer le pays :
"Jamais, un royaume ne pourra espérer une complète tranquillité par des frontières qui touchent celles d'une république établie sur des fondements d'horreur et d'incrédulité.
"C'est à ce péril que l'Espagne est exposée par sa situation si elle n'admet pas la reconnaissance de la France entière comme république."

Le prétexte et la perfidie de la rumeur que l'Espagne veut agrandir son territoire fonctionne parfaitement bien et active la haine pour continuer la guerre.
Le comte De La Union regarde toutes les propositions de paix qu'il a entreprise n'ont pas abouti.
Il écrit à Manuel Godoy :
" Ces furies infernales sont trop orgueilleuses et trop favorisées par le succès pour céder aucune partie de leur prétendue république."
" La situation diplomatique et l'espoir de pacification est trop obscure."

La cour de Madrid est résolue à ne rien céder sur le litige des enfants de Louis XVI et elle désigne les 2 représentants en mission des Pyrénées-Orientales comme ses mandataires chargés de recevoir les propositions de l'Espagne.
Manuel Godoy répond au comte De La Union de terminer les négociations par ces termes :
" Les républicains reviendront d'eux-mêmes demander la paix.
" Leur misère et le manque absolu de produits de première nécessitée que la France ne peut plus fournir permettent de croire a un besoin de paix."

Le 4 novembre 1794, Manuel Godoy exécute une 4ème négociation directement aux représentants Pierre Delbrel et Jean Vidal avec des propositions formulées en ces termes :
  • Art. 1 L'Espagne reconnaît la république comme forme de gouvernement adopté en France.
  • Art. 2 La France remet de suite à la disposition de l'Espagne les 2 enfants de Louis XVI.
  • Art. 3 La France rend au fils de Louis XVI les provinces limitrophes de l'Espagne dans lesquelles il règnera et gouvernera souverainement.

L'accord sur le règne de Louis XVII ne se fera pas.
Celui-ci est malade dans la prison du Temple, il est préférable de remettre un corps mort plutôt que de donner une partie du territoire, lors de la signature de la paix.
Le 16 novembre 1794, à Agullana (proche de Figueres) la réponse du Comité De Salut Public au représentant du peuple Pierre Delbrel concernant la proposition de Manuel Godoy est de répondre par l'artillerie :
" Demain nous répondrons d'une manière digne de la république, à coups de canon et à coups de baïonnette."
"Salut et fraternité."

Le lendemain a lieu la bataille du mont Roig ("montagne noire") qui coûte la vie au général en chef Jacques Dugommier.
3 jours après, le 20 novembre 1794 à la redoute de Notre Dame Del Roure, le commandant espagnol comte De La Union meurt.
Les pourparlers de négociations de paix sont favorables à la France par ces victoires en territoire espagnol.
La Convention Nationale obtient la reconnaissance internationale de la république qui garantie sa stabilité, elle demande des dommages de guerre pour améliorer l'économie du pays.