Sources : "Manuscrit de L'An III". Agathon Jean-François Fain-Paris 1828-Ed.Arléa.


Pierre-François Augereau et ses troupes se morfondent à occuper la forteresse de Sant Ferràn à Figueres.
Dans l'enceinte de la forteresse, la gale a tué les 4/5eme des chevaux de trait.
Les transports par la terre pour l'approvisionnement de l'intendance sont interrompus.
Tous les ravitaillements se font par barques à partir du port de la Selva del Mar sur la côte rocheuse.
A partir du port de Collioure, la surveillance de la cote se fait par la division des hommes de la brigade Victor.
Le papier-monnaie français est rejeté au profit des écus d'or espagnols.
Après la prise de Roses, Pierre-François Augereau affirme son intention à Dominique-Catherine Pérignon, son commandant en chef, d'attaquer les campements des troupes commandées par José Urrutia à Bascára.
José Urrutia sait que la destruction de Roses est perçue par la cour royale comme un affaiblissement de son armée.
Pour négocier la paix avec la France, Manuel Godoy lui impose une armée plus conquérante pour ne pas être en infériorité militaire lors des interventions.
José Urrutia, chef de l'Armée de la Catalogne se lance dans une double campagne contraire à l'étique des négociations de paix.
  • Reconquérir les régions occupées par l'armée française pour peser lors des négociations de paix.
  • Engager des pourparlers pacifiques avec le commandant en chef Catherine-Dominique Pérignon.
La confusion est totale par son ambigüité pour l'Etat-Major français de Figueres.
Comment réclamer la paix si la Catalogne recrute des hommes pour faire la guerre ?
Sous son autorité, José Urrutia convoque les 53 députés de Principat de la Catalunya à Barcelona pour leur annoncer le désengagement de la cour royale au financement de la guerre.
Il ordonne au conseil d'administration de subventionner la guerre et de créer une armée "Les miquelets espagnols".
Les miquelets sont recrutés comme des brigades de mercenaires volontaires pour renforcer les troupes régulières.
Les 12 collectivités locales établissent une liste d'hommes âgés de 15 à 50 ans, animés par d'un sentiment nationaliste catalan.
Les soldats de cette brigade sont payés entre 7 et 16 rals contrairement aux somatents du comte De La Union.
Le régiment des miquelets est formé de 140 hommes encadré par 4 sergents, 2 caporaux et 1 capitaine.
La Principat de Catalunya mobilise 16 compagnies, l'équivalent de 12 000 hommes.
José Urrutia lance une ouverture franche de paix, en écrivant Lettre N°1 Urrutia Clic le popup,Lettre N°1 Urrutia passionnée, remplie de sentiments, une déclaration d'émotion à Dominique-Catherine Pérignon.
Une lettre de référence pour stopper la guerre.
Le contenu de cette lettre nous apprend que l'Etat-Major espagnol sait que Pierre Delbrel a demandé par courrier à la Convention Nationale le remplacement de Catherine-Dominique Pérignon, chef d'armée.
En effet, Pierre Delbrel a écrit pour dénoncer le refus des ordres et la rivalité qui existent entre les 2 généraux Augereau et Catherine-Dominique Pérignon. Cette rivalité a toujours existé pour la plupart des généraux de la Révolution.
Pierre Delbrel retire le titre qu'il a confié Catherine-Dominique Pérignon car il apprend que Goupilleau De Fontenay, le 31 janvier 1795, a écrit à la Convention Nationale que les généraux de brigade Pierre-François Augereau et Martial Beyrand de son Etat major ont demandé leur remplacement au sein du 8eme bataillon de chasseurs du Bec-d'Ambez ?
La Convention Nationale est folle de rage de la réponse maladroite Lettre N°1 Perignon Clic le popup, Lettre N°1 Pérignon qui a repoussé l'ouverture de paix de José Urrutia.
La Convention Nationale sait que cette réponse va être lue par la cour royale et prétexte un mauvais interlocuteur, qui n'a rien compris.
La Convention Nationale fait revenir Jean-François Bourgoing diplomate et traducteur qui s'est retiré à Nevers pour l'envoyer à Madrid dans l'aristocratie espagnole.
Le 19 pluviôse An III, Jean-François Bourgoing expédie à José Ocaritz et Domingo Yriarte sous des prétextes personnels deux courriers qui partent sous le couvert du ministre des Etats-Unis à Paris.
courrier De Crillon Clic le popup, Lettre De Crillon général français né en 1717 à Avignon, au service du roi d'Espagne qui écrit à son fils prisonnier de guerre à Montpellier débloque la situation entre les deux chefs de guerre.
Louis Antoine Crillon, le plus jeune fils du duc De Berton a été prisonnier avec 1 200 fantassins par le maréchal de camps Jean-Marie Songeon lors de la bataille de Sant Llorenç de la Muga, le 13 aout 1794.
Sa liberté est le souhait que son père a formulé au Quartier Général français.
L'arrivée de Jean-François Bourgoing dans la forteresse de Sant Ferràn à Figueres pour seconder Jean-François Goupilleau De Fontenay dans la libération des prisonniers et renouer les transactions avec la Principat de la Catalunya à Barcelona,
Lettre N° 2 Urrutia Clic le popup, Lettre N°2 de José Urrutia qui va s'adresser à nouveau à Dominique-Catherine Pérignon, qui va lui répondre Lettre N° 2 Perignon Clic le popup, lettre N° 2 de Pérignon
Le 02 ventôse an III, Louis Antoine Crillon est transféré avec sa garnison à la forteresse de Figueres avec l'obligation de les libérer.
Lettre N° 3 Urrutia Clic le popup, lettre N° 3 de José Urrutia
Cette libération est due à la suite d'une contrepartie d'échange de renseignements entre les deux pays.